Archives

avec "Réduc’Snes"

sortez au Théâtre en ce début janvier 2007

Parmi la centaine de lieux culturels partenaires Réduc’snes en région Ile-de-France et dans 6 autres régions proposant des tarifs réduits sur présentation de la carte Snes (ou du dernier numéro de l’US-Magazine pour les nouveaux syndiqués) et sur réservation impérative préalable à ce titre (détail du partenariat Réduc’snes), nous proposons régulièrement dans l’Us-Magazine, ou dans cette rubrique, des articles sur des spectacles appréciés par l’équipe animant la rubrique, ou conseillés à partir de notre connaissance des créateurs et des équipes culturelles. Philippe Laville
Outre ceux qui font l’objet d’un article spécifique, nous proposons notamment pour la première quinzaine de janvier :

> au théâtre de l’Atalante jusqu’au 10 janvier, 10 place Charles Dullin, 75018 PARIS (métro Anvers, Pigalle, Abbesses) tous les jours à 20h30, sauf dimanche à 17h. Réservation impérative avant au 01 46 06 11 90 au titre du partenariat Réduc’Snes = 12€ au lieu de 17€ la place
Hors-jeu de et avec Catherine Benhamou, mise en scène de Gilles Bouillon, directeur du Centre Dramatique Régional de Tours (après avoir dirigé le CDRC de Bourges, implanté à Tours depuis 1990, dont nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer à plusieurs reprises le travail de qualité dans l’Us ; contact pour la suite de la programmation = 02 47 64 50 50), dans le cadre du Festival Paris-Beckett.
Catherine Benhamou a écrit Hors-jeu alors qu’elle interprétait Nell dans Fin de partie de Samuel Beckett dans une mise en scène de Gilles Bouillon.
Chaque soir, à l’intérieur de la poubelle dans laquelle elle se retrouvait à la mort de son personnage, alors qu’elle était réduite au silence, elle a écrit cette pièce. Elle proposa ensuite le texte à Gilles Bouillon qui signe la mise en scène.
Les spectateurs de Fin de partie ne la voit plus, mais ceux de Hors-jeu ne voient qu’elle. Elle s’adresse à eux et aux invités qui viennent peupler sa poubelle. Elle qui joue la mère et vient de perdre la sienne. Elle entend les mots de Beckett et ils font écho avec sa propre histoire.Cette pièce est le fruit des pensées et rêveries de la comédienne qui se retrouve bloquée sur scène et non visible, mais aussi de la femme qui a perdu sa propre mère à cette période.
"L’actrice nous convie sur le chemin de l’intime, elle parle d’une renaissance, son texte est vivant de bout en bout, sensible, grave mais aussi extrêmement drôle. Ce qui est beau dans cette histoire là c’est la conjonction entre le théâtre et la vie intime, l’arrangement qui se fait entre l’art du théâtre et la vie, « arrangement » avec la mort." Gilles Bouillon

> au théâtre Mouffetard jusqu’au 13 janvier, 73 rue Mouffetard - PARIS 5ème
(métro Place Monge) du mercredi au samedi à 21h, dimanche à 15h. Réservation impérative avant au 01 43 31 11 99 au titre du partenariat Réduc’Snes = 15€ au lieu de 22€ la place.
La guerre, comédie de Carlo GOLDONI, mise en scène Henri DALEM assisté de Cyril MANETTA , présentation sur site du Théâtre

> au théâtre de la Madeleine jusqu’au 19 janvier, 19 rue de Surène - PARIS 8ème
(métro Madeleine) du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h. Réservation impérative avant, au 01 42 65 07 09, au titre du partenariat Réduc’Snes = 30€ au lieu de 40€ la place.
Blanc, pièce écrite en 2004 par la comédienne (et auteur de 2 romans) Emmanuelle MARIE, mise en scène Zabou BREITMAN, avec Isabelle CARRE, Léa DRUCKER, composition musicale Maëva LE BERRE (et violoncelliste) et Joachim MAZEAU.
" Le trouble du moment se camoufle dans l’anodin des petites choses de la vie. C’est dans la cuisine que l’on parlera de la mort. Mais le drame est déguisé en papier à cigarette, en histoires d’amour, en querelles anciennes.
« Blanc » est à la fois banale et singulière comme la fin d’une vie qui reste toujours un effarement, le sentiment vague d’une scandaleuse escroquerie. C’est le mélange, ou plutôt la bascule entre ce que l’on voit et ce qui se cache derrière la porte qui m’a tellement bouleversée. C’est ce qui me guide : essayer de rendre compte de la
confusion et du quotidien englués dans un temps qui échappe. C’est l’aspect extra-ordinaire de la pièce d’Emmanuelle Marie. Dans ce désordre en marche, les deux sœurs attendent la mort de leur mère en se raccrochant éperdument au buffet, aux tiroirs, à l’épluche légumes, au thé, aux cigarettes que l’on roule, aux draps propres ou souillés, au chien qui pisse sur la cabine du téléphone, aux constellations qui portent un nom, quand elles-mêmes ne s’appellent que l’Aînée et la Cadette. J’ai eu envie de me promener dans l’étrangeté du moment, mais en laissant la vie à sa place parfois toute faite, parce que c’est comme ça, parce que les automatismes la peuple, et que nous serions nus et perdus sans eux.
Comme nous serions perdus dans « Blanc » si l’obscur gagnait la bataille." Zabou Breitman
présentation détaillée sur site du Théâtre

Autres articles de la rubrique Archives