Archives

à l’Athénée

festival Beckett partenaire "Réduc’snes"

Samuel Beckett aurait eu cent ans le 13 avril 2006. Le Théâtre de l’Athénée programme cette saison, en association avec le festival « Paris Beckett 2006-2007 », trois pièces essentielles dans l’œuvre de ce grand auteur disparu il y a dix sept ans :
- " Fin de partie" jusqu’au 28 octobre 2006
Mise en scène de Bernard LEVY
-  "La dernière bande /Krapp’s last tape" jusqu’au 28 octobre
Mise en scène de Xavier MARCHAND
-  "Le dépeupleur" du 9 novembre au 9 décembre
Mise en scène de Michel DIDYM
Le festival Beckett sera pour le public l’occasion de retrouver la salle Christian Bérard fermée pour rénovation depuis trois années.

Dans Fin de partie, Hamm, cloué dans un fauteuil, passe son temps à tyranniser Clov. Alors que les parents de Hamm finissent leur vie dans des poubelles et que se répète le déroulement d’une journée habituelle, les deux personnages s’acheminent vers une fin qui s’éternise et qu’ils conduisent avec jeu et répartie comme une partie d’échecs. Si Samuel Beckett a su, avec jubilation, écrire le langage de la fin, une langue proche du silence, transparente et sereine, Bernard Lévy a su explorer l’humour dévastateur et grinçant du texte et tirer chaque réplique vers une réflexion non pas morbide mais tout au contraire, joyeuse et revigorante.

La dernière bande/Krapp’s last tape, écrite en 1958, fut créée au Royal Court Théâtre de Londres la même année. La pièce avait été écrite en anglais pour qu’elle soit jouée par l’acteur anglophone Patrick Magee. Elle fut donnée au Théâtre Récamier en 1960 dans une mise en scène de Roger Blin. Pour la première fois, cette saison, à l’Athénée, les deux versions, française et anglaise, seront présentées au cours d’une même soirée.
Le sujet  : Dans une pièce obscure, Krapp, vieux clown intellectuel fouille dans des archives et fait fonctionner un magnétophone. Comme il le fait depuis quarante ans, il s’apprête à enregistrer sur l’appareil ses réflexions sur l’année écoulée. Mais au lieu de cela, il écoute une bande enregistrée trente ans auparavant, l’année où il a fait le choix de sacrifier son grand amour au profit de sa carrière d’écrivain.
Les deux versions sont jouées par le même comédien, Henry Pillsbury. Elles font l’objet de deux mises en scène différentes.

Le dépeupleur
C’est une reprise. La pièce a été créée à l’Athénée en 1996 dans la même mise en scène de Michel Didym en collaboration avec Alain Françon.
Ce texte à un seul personnage est l’un des plus énigmatiques de Beckett. On peut s’interroger sur cette sorte de traité ethnographique ou ethnologique, théorie sur les codes de vie, lois, règles classements d’un peuple d’humains ou de fourmis occupés à le recherche d’une issue à la suite d’un chaos. Comme on peut s’interroger sur ce dépeupleur. Est-il démiurge ou créateur ? destructeur ou pacificateur ?
Michel Didym qui en est aussi l’interprète ne cherche pas à se réapproprier le texte qu’il nous livre dans toute sa pureté. Calme et immobile, il est emprisonné dans l’intérieur d’un cylindre.
Le texte est noir mais il n’est pas dénué d’humour farceur...
Francis Dubois

ATHENEE THEATRE LOUIS JOUVET
Square de l’Opéra Louis-Jouvet
7, rue Boudreau - 75 009 Paris

Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits mais sur réservation impérative) : 01 53 05 19 19 www.athenee-theatre.com


Autres articles de la rubrique Archives