US 729 du 30 mars 2013

Unité et cohérence du second degré

La loi de refondation, dans sa version adoptée à l’Assemblée
nationale, renvoie au Conseil supérieur des
programmes la définition du « socle de connaissances,
compétences et de culture ». Il est donc impératif de se
battre contre toutes les tentatives locales d’installation
« d’école du socle » qui n’a aucune justification législative.
Réaffirmons, à l’opposé, nos exigences de respect du statut
de professeur des lycées et des collèges qui assure la cohérence
de l’ensemble collège-lycée et notre refus de toute bi
ou polyvalence. Cette cohérence doit continuer à se
construire sur la structuration disciplinaire des enseignements.
Cela n’empêche pas de faire vivre les spécificités
pédagogiques et la diversification des pratiques en fonction
de l’âge des élèves et de leur familiarisation avec les disciplines
scolaires. Cela n’empêche pas, au contraire, de développer
les possibilités d’un travail interdisciplinaire dès lors
que les programmes le prévoient en amont, ni d’améliorer
la transition CM2/6e.

La composition du Conseil supérieur des programmes revêt
ainsi un enjeu majeur. Il serait inacceptable qu’il ne soit pas
pluriel. Il doit être ouvert aux « experts de terrain » que sont
les enseignants.

Roland Hubert

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