US Magazine 732 du 15 juin 2013

Une rentrée sous tension

La rentrée scolaire 2013, la première entièrement préparée par le nouveau gouvernement,
ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, malgré les promesses de changement du printemps 2012.

Malgré le rétablissement de postes pour la
rentrée 2013, les dotations académiques
ne permettent pas de compenser la
hausse démographique qui se poursuit dans le
second degré. La conséquence immédiate en sera une montée probable des effectifs des
classes. La suppression de nombre d’AED
et, en éducation prioritaire, d’assistants pédagogiques,
réduira la capacité des vies scolaires
à encadrer et accompagner les élèves.
En outre, dans un contexte économique et social
particulièrement dégradé, alors que le nombre
de boursiers continuera de croître, le budget
consacré aux bourses et aux fonds sociaux
connaît une baisse inacceptable qui rendra plus
difficile encore les conditions de vie des élèves.

Des actions à venir

La publication probable de la loi de refondation
dans les semaines à venir ne changera pas
grand-chose au quotidien des personnels et
des élèves : si la suppression de la note de vie
scolaire sera enfin effective, le LPC au collège
et les horaires non cadrés en lycée seront
toujours d’actualité. En revanche, les discussions
sur plusieurs chantiers annoncés par le ministre de l’Éducation, notamment sur le
lycée et le métier, s’ouvriront dans le cadre
des débats sur les décrets et arrêtés d’application.
Mais, là encore, le ministère ne semble pas
avoir prévu de consulter directement les personnels
 ! De son côté, le SNES informera régulièrement
les collègues de l’état de ces discussions,
fournira les analyses nécessaires à la
mise en évidence des enjeux. Il lancera une
campagne d’opinion sur la situation réelle du
second degré et sur ses propositions.

La CAN du SNES-FSU, réunie les 25 et 26 juin,
a décidé d’appeler, dès les premiers jours de rentrée
dans le cadre d’heures d’information syndicale
ou d’assemblées générales, à débattre, à
partir du bilan de rentrée, d’actions locales
diversifiées (audiences, communiqués, arrêts
de travail...) en recherchant les convergences
avec les parents, et d’un plan d’action national
sur les besoins du second degré et les modalités
à mettre en oeuvre.

Roland Hubert

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