US 731 du 1er juin 2013

Tiers-temps au bac : enfin entendus !

La décision d’organiser des journées spécifiques pour passer des épreuves du bac en faveur
des candidats handicapés est un premier pas pour que l’égalité pour tous soit respectée.

Vincent Peillon a annoncé le 17 mai l’aménagement
des épreuves du bac 2013 « de
façon que les candidats bénéficiant d’un temps
supplémentaire ne connaissent pas dans une
même journée des épreuves écrites d’une durée
totale de plus de 8 heures ».

Le problème concerne les épreuves de sciences
économiques et sociales et de spécialité en série
ES le 20 juin, et celle d’histoire géographie en
STG le 18. Concrètement, les recteurs doivent
contacter les élèves concernés et leur proposer de
reporter ces épreuves au samedi 22 juin, respectivement
de 8 heures à 13 heures et de 8 heures
à 10 h 30. Ils sont libres de choisir ou pas le report.
Les candidats composeront sur un autre sujet national que leurs camarades. Environ 2 000 candidats
seraient concernés. Les académies sont
responsables de l’organisation pratique. Il est difficile
d’estimer à ce jour combien de centres
d’examen devront ouvrir le samedi matin.

UN PROBLÈME RÉCURRENT

La situation qui a enfin trouvé un début de
réponse n’était pas une première car elle perdure
depuis plusieurs années, malgré les demandes
du SNES, mais aussi de diverses associations de
personnes handicapées. La volonté de resserrer le
calendrier des épreuves du baccalauréat sur une
semaine, dans le cadre de la « reconquête du
mois de juin » lancée en 2008 par le ministre
Darcos, s’est traduite par ce mépris des élèves
concernés, assumé par son successeur. La gestion
des procédures d’orientation en a aussi souffert,
le calendrier raccourcissant les délais de
réflexion des familles. Le mois de mai est lui aussi
gravement perturbé du fait de la multiplication des
épreuves locales en contrôle continu en formation,
qui empiètent largement sur les enseignements.
Le calendrier de fin d’année en lycée est à
reprendre, en se donnant le temps de passer et
de corriger sereinement les épreuves terminales
du baccalauréat. Il faut en particulier prévoir des
journées permettant à tous les candidats de
composer ensemble, sans bricolage de dernière
minute. Le SNES continuera de faire des propositions
en ce sens.

Valérie Sipahimalani

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