Actions

Texte action du congrès national du SNES

Lors de la commission et de la séance plénière du thème 2 " Pour des personnels revalorisés", de nombreuses interventions ont porté sur la situation des non titulaires et les enjeux de la masterisation pour cette catégorie. Une publication reprenant tous les mandats votés lors de ce congrès va être envoyée sous peu à tous les syndiqués.
Le texte Action du congrès mentionne également la nécessité de prendre en compte la situation des non titulaires.

Texte Action

Dans le contexte d’une crise économique et sociale qui frappe durement l’ensemble des salariés, les demandeurs d’emplois, les retraités, et face à un gouvernement qui entend poursuivre imperturbablement sa politique, le SNES se félicite de l’ampleur des mobilisations des 29 janvier et 19 mars et de la dynamique créée par le cadre unitaire et de la victoire syndicaliste obtenue en Guadeloupe...
Pour le SNES, ces mobilisations s’inscrivent dans la construction d’un mouvement social de masse, porteur d’exigences et de propositions alternatives qui doit être la préoccupation de l’intersyndicale. Dans cette perspective, la FSU avait proposé dès le 20 mars une nouvelle initiative de manifestation les samedis 28 mars ou 4 avril mais qui n’a pas été retenue. « Le SNES regrette que des suites n’aient pas pu être données au 19 mars avant le début des vacances de printemps.
Les personnels du second degré ont été massivement en grève le 29 comme le 19 mars dans le cadre de l’appel interprofessionnel pour le maintien de l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics, avec les déclinaisons propres à leur secteur. Tous les niveaux de l’éducation de la maternelle à l’université sont en effet toujours mobilisés sur des questions communes en particulier budgétaires mais aussi sur des sujets plus spécifiques en lien avec les réformes en cours.
Les actions menées depuis octobre ont permis d’imposer des reculs en particulier dans le second degré avec le report de la réforme du lycée à la rentrée 2010, des engagements sur le nombre de recrutements d’enseignants aux sessions 2010 des concours, des évolutions sur les nouveaux concours et l’année de stage dans le cadre de la réforme de la formation des maitres. Additionnées les unes aux autres, toutes ces annonces entament les marges de manœuvre que le ministère s’était donné pour atteindre l’objectif gouvernemental du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Face aux déclarations du président de la République le 5 février (refus de revenir sur les suppressions d’emploi dans la fonction publique, refus d’augmenter les salaires et les pensions, réaffirmation de la poursuite des réformes), ces premiers résultats ne peuvent que renforcer la détermination des personnels à poursuivre, pour obtenir enfin le rétablissement des 13 500 emplois pour la rentrée prochaine et un budget 2010 qui rompe avec la politique de suppression d’emplois publics, l’abandon des réformes contestée et l’ouverture de discussions sur le lycée et la formation des maitres, sur d’autres bases, de véritables négociations sur la revalorisation des métiers de l’éducation.

Plus que jamais aujourd’hui, l’enseignement et la formation des jeunes ne sont pas un coût mais un investissement pour l’avenir. Le contexte de crise impose de porter plus haut encore les questions de l’école et des services publics qui doivent prendre toute leur place dans les actions interprofessionnelles. Appels, initiatives et mobilisations aux différents niveaux doivent s’articuler sans s’opposer. C’est dans cet esprit que le congrès du SNES fait des propositions au plan interprofessionnel, fonction publique et éducation dans la recherche constante d’unité, sans qu’elle ne constitue un obstacle aux décisions d’action.

Dans la perspective des réunions intersyndicales programmée les 30 et 31 mars, le congrès du SNES mandate les représentants du SNES au BDFN de la FSU pour porter les propositions suivantes
- Au plan interprofessionnel

appel à développer dans le cadre de l’intersyndicale, un travail dans les villes et les départements permettant d’organiser des rencontres pour débattre sur la situation, afin de construire et d’amplifier les mobilisations dans les différents secteurs du privé et du public, au plan local et national, et pour populariser la plateforme unitaire
appel pour une mobilisation massive le 1er mai sur la base de la plateforme et du cadre unitaire du 29janvier et du 19 mars
journée nationale de manifestations un samedi du mois de mai
nouvelle journée nationale d’action avec grèves et manifestations en mai

Au niveau international, le SNES participera aux initiatives pour obtenir des instances internationales des décisions en faveur des salariés :- autour du G 20 le 28 mars avec l’IE, les organisations du Forum Social, de la CES et de la CSI ;- les 14, 15 et 16 mai avec les manifestations de la CES à Bruxelles, Berlin, Prague et Madrid. Le SNES appelle à se mobiliser contre la décision de la commission européenne de replacer les services sociaux dans le cadre de la direction service.

Au plan de la fonction publique (réunion des fédérations de fonctionnaires le 31 mars)

lancement d’une campagne en avril-mai sur les services publics, auprès de l’opinion, des pouvoirs publics, des partis politiques, menée dans les localités, les départements, les régions et au plan national
une journée nationale d’action avec grève et manifestations en mai. Dans l’hypothèse où nous n’arriverions pas à une position unitaire après les discussions au niveau interprofessionnel, une journée d’action au niveau de la fonction publique pourrait être mise en débat.
organisation de la mobilisation avec des modalités à définir, au moment du vote sur la loi mobilité

Dans l’éducation
En lycées comme en collèges, les sources de mécontentement s’accumulent : préparation de la rentrée 2009 avec suppressions de postes et accumulation d’heures supplémentaires, tentatives d’expérimentation de la réforme du lycée, menaces sur le remplacement, recrutement de médiateurs de réussite scolaire, « reconquête du mois de juin » (calendrier mais aussi tentatives d’obligation de correction sur site par certains recteurs, que le SNES refuse), tension sur les opérations de mutation avec les attaques contre le paritarisme, inquiétudes dans certaines disciplines en lien avec la mise en œuvre de nouveaux programmes (en technologie en collège, en mathématiques en seconde, ...).
Dans de nombreux établissements, cette situation déclenche des actions locales associant souvent personnels, parents et élèves.

Le SNES appelle à développer information et mobilisations dans les établissements, en particulier renforcer la bataille contre les suppressions de postes, en organisant partout des réunions syndicales, des rencontres avec les parents, en interpellant les élus , en poursuivant la campagne de refus des heures supplémentaires, en refusant toute expérimentation des éléments de la réforme Darcos du lycée rejetée en décembre 2008, en signant massivement la pétition "reconquête du mois de juin" et celle sur le refus du programme de mathématiques en 2nde issu de la réforme Darcos et mis en consultation.Le SNES appelle les collègues à ne pas amender ce projet calqué sur une volonté de semestrialisation des enseignements que le SNES refuse, et à exiger un autre programme transitoire sur la base de l’actuel.
Sur la question de la formation des maîtres et de l’élévation du niveau de recrutement, des pré recrutements, le congrès national appelle à développer une grande campagne d’information auprès de l’ensemble de la profession pour présenter et convaincre de la nécessité du projet du SNES. Cette campagne doit être menée à tous les niveaux du syndicat notamment dans les établissements au cours des réunions de S1 et des heures d’info syndicales, dans les IUFM et dans les universités.
Le SNES soutient activement les luttes, en particulier celles des étudiants, stagiaires et personnels des IUFM, qui visent à obtenir l’abandon de la Réforme Darcos / Pécresse et demander une autre réforme, élevant le niveau de qualification et de recrutements des enseignants. Il demande le maintien de la formation des enseignants sous sa forme actuelle pour l’année 2009-2010, en particulier dans le cadre des IUFM.
Le SNES dénonce l’initiative ministérielle de mise en place d’une plate-forme téléphonique en lieu et place du recrutement de Co-Psy. Il appelle les enseignants à refuser toute mission en substitution aux Co-Psy, à s’opposer avec détermination à toute nomination d’enseignants sur les postes de Copsy vacants et appelle ceux-ci à prendre toute leur place dans les dispositifs d’action en développant des initiatives spécifiques. Au collège, il appelle les personnels à refuser de s’engager dans la pseudo expérimentation du livret de compétences en 3ème. Il demande la fin du dispositif d’accompagnement éducatif et la transformation des moyens qui lui sont alloués en heures poste d’enseignement et en postes d’étudiants surveillants.
Il appelle l’ensemble de la profession à refuser de voir confier à des personnels précaires et non qualifiés les missions de suivi et d’accompagnement des élèves absentéistes qui sont de la responsabilité des CPE et assistantes sociales.

Dans la continuité de la riposte organisée pour le mouvement inter où l’opération ministérielle a été mise en échec, le SNES poursuivra sa campagne de mobilisation et ses interventions à tous les niveaux en recherchant l’unité pour que le mouvement intra académique se déroule dans le respect du fonctionnement régulier des instances paritaires. Ce sont les personnels et leurs droits qui sont visés : transparence des affectations sur la base de règles claires et connues de tous, égalité de traitement. La détermination du SNES et de ses élus à les défendre est totale. La signature de la pétition unitaire nationale doit être amplifiée. Les personnels attendent aussi qu’enfin le ministre s’engage sur des premières mesures significatives pour la revalorisation de leurs carrières qui ne peut plus être différée.

Le SNES appelle à s’opposer au recrutement des 5 000 médiateurs de réussite scolaire.

Le développement de la précarité, insupportable pour les personnes et le service public doit être combattu. Cela passe aussi par l’arrêt du recrutement de nouveaux non-titulaires et la mise en place d’un plan de titularisation, des postes au concours en nombre suffisant dès la session 2009 et des réponses urgentes à apporter pour les personnels de surveillance, de nombreux AED arrivant au terme de leurs contrats.

L’Etat n’a pas respecté le plus souvent les contrats en terme de formation et d’insertion professionnelle ; On ne peut admettre que des milliers d’AED soient licenciés sans aucune perspective. Les personnels en fin de contrat qui n’ont pas bénéficié d’une formation leur permettant une insertion professionnelle, doivent à l’issue de leur contrat bénéficier d’une formation rémunérée à la charge de l’Etat. Nous demandons leur maintien dans les établissements jusqu’à ce qu’une solution viable soit trouvée par le Ministère.

Pour donner un cadre et un écho national aux actions, menées dans les établissements, le SNES fait la proposition à ses partenaires dans la FSU d’organiser une marche pour l’éducation, ponctuée de soirées débats, d’heures mensuelles, de rencontre avec les élus, … débutant avec la période vacances par zone, prenant la forme d’un « relai » de département en département, avec un cahier revendicatif en guise de "témoin ». Dans le cadre de cette dynamique, le SNES proposera à la FSU de porter le mandat d’un renforcement de la mobilisation, y compris par la grève, et, dans le collectif « L’éducation est notre avenir », de proposer un nouvel appel public pour l’école, pour exiger une autre politique pour le système éducatif, avec l’objectif ambitieux de plusieurs millions de signatures.

D’ores et déjà, un nouveau rendez vous d’action est fixé le 2avril avec une appel du collectif « L’Education est votre avenir » à défendre et transformer le service public d’éducation pour une meilleure réussite des élèves, par l’organisation de 1000 manifestation en soirées associant parents, personnels, élèves, et une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations dans l’enseignement supérieur à l’appel de la coordination et de l’intersyndicale. Le congrès du SNES appelle l’ensemble des personnels à contribuer massivement à la réussite de cette journée et dépose un préavis de grève pour en faciliter la participation.

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