US Magazine 673 du 25 octobre 2008

Stages à la réunion : Clarifier les enjeux

Environ soixante-dix camarades,
secrétaires de S1 et candidats
aux élections professionnelles
pour la plupart, se sont retrouvés
pendant deux jours pour faire le point,
avec Roland Hubert, cosecrétaire
général, sur tous les dossiers
« chauds » qui animent
les salles des professeurs.

La réforme du lycée a soulevé de
nombreuses questions, révélatrices du
flou et de la précipitation qui la caractérisent.
Est-il nécessaire de réformer, pourquoi
tant de précipitation, où en est-on du
projet, que propose le syndicat ? Les
réponses de Roland Hubert et les débats
suscités nous ont permis d’avancer et de
retourner mieux armés dans nos établissements.
Si la réforme ne s’est pas tout à
coup révélée transparente – il ne faut pas
rêver – nous avons pu clarifier la stratégie
du ministère et la nécessité d’informer l’ensemble
de la communauté éducative et d’organiser
la riposte la plus large possible.
De nombreux camarades se sont prononcés
pour un appel à la grève le 20 novembre,
avec un bémol de la part des camarades de
collège qui ont demandé un argumentaire en
direction de leurs collègues. Tous ont
souligné la nécessité d’inscrire cette grève
dans une perspective d’actions plus diversifiées et à plus long terme : actions variées
dans les établissements, « assises de l’Éducation
 »
le 22 novembre qui feraient
pendant à la journée du 29 en métropole et,
le 6 décembre, « nuit des établissements »,
jour de la Saint-Nicolas.

Évolution de nos métiers, « revalo », paritarisme,
stratégies et formes d’action... tous
les sujets présentés pendant ces deux jours
ont fait l’objet de débats animés. La
présence de nombreux jeunes camarades
(et de moins jeunes) décidés à prendre des
responsabilités a permis d’éviter les débats
convenus pour se situer aussi sur un terrain
concret autour des problèmes de chacun :
comment convaincre ceux qui ne veulent
rien voir, comment répondre au ras-le-bol
de la grève de 24 heures, comment passer de
« correspondant du SNES » à militant et
secrétaire de S1 ?...

Pas de réponses convenues non plus de la
part du cosecrétaire général, mais plutôt
des pistes de réflexion et une clarification
des propositions du SNES sur tous les sujets
d’actualité. Dire que nous sommes sortis de
ce stage rassurés et rassérénés serait excessif
et bien naïf, mais ce qui est sûr c’est que ce
stage a permis à notre section académique
de mieux resserrer les rangs autour des
enjeux et des élections professionnelles,
face aux menaces sans précédent contre
notre service public d’éducation.

Martine Massias,
cosecrétaire adjointe du SNES-Réunion

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