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Sortez... en avril 2005 au Théâtre d’Aubervilliers ou au T.I.L.F.

Quelques spectacles conseillés par Francis Dubois, dans des lieux partenaires (voir base Réduc’Snes) :

- > Le théâtre de la Commune à Aubervilliers propose jusqu’au 22 Avril « Conversation chez les Stein sur Monsieur de Goethe absent » de Peter Hacks et « La Religieuse » de Diderot.

"Conversation..." Photo Guy Delahaye

Ces deux textes magnifiques, le premier mis en scène par Yves Beaunesne, le second par Anne Théron (déjà joué la saison dernière à Aubervilliers) ont en commun de traiter du destin de femmes luttant pour leur identité, et de se présenter sous la même forme : le monologue. Ils ont également interprétés par deux comédiennes exceptionnelles : Christine Cohendy qui n’est plus à présenter et Marie-Laure Crochant, à peine vingt six ans, qui a obtenu, pour le rôle de Suzanne Simonin, la saison dernière, le prix J.J.Gautier de la révélation théâtrale.

"La religieuse" photo Pascal Gély

Les deux spectacles sont présentés séparément.
« La Religieuse » du mardi au samedi à 20h30 le dimanche à 16h.
« Conversation chez les Stein... » du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 16h30

CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL D’AUBERVILLIERS
2, rue Edouard Poisson Aubervilliers. Réservations : 01 48 33 16 16

- > au T.I.L.F., Parc de La Villette

« SOZABOY (Pétit minitaire) » de Ken Saro-Wiwa (Nigéria)
Mise en Scène de Stéphanie Loïk

Méné, jeune apprenti camionneur prend l’uniforme et se laisse embarquer dans un conflit dont les tenants et les aboutissants lui échappent complètement. Il laisse au village, sa mère et sa jeune fiancée.
Et c’est dans sa langue, magnifique et dérisoire, tendre et naïve qu’il nous conte « sa guerre » (que nous connaissons sous le nom de guerre du Biafra).

A l’origine, « Sozaboy » est un roman de l’écrivain opposant nigérian Ken Saro-Wiwa mort pour avoir défendu le mouvement pour la survie du peuple Ogoni. La langue utilisée est de « l’anglais pourri » c’est à dire un mélange de pidgin nigérian, de mauvais anglais et ça et là de bon anglais. A partir d’une traduction dûe à Samuel Milogo et Amadou Bissiri (Burkina Faso), Stéphanie Loïk (qui dirigea longtemps le Théâtre Populaire de Lorraine) a fait une adaptation et une mise en scène sobre, touchante, légèrement distanciée et chaleureuse. Elle est servie par deux remarquables comédiens qui nous donnent le drame et l’humour contenu dans ce texte savoureux.

C’est jusqu’au 23 avril, à 20h 30 et c’est un des meilleurs spectacles de cette saison.

THEATRE INTERNATIONAL DE LANGUE FRANCAISE. Réservation 01 40 03 93 95

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