US 687 du 28 novembre 2009

SVT : retour à Ivry

Le SNES était présent, sous forme de stage national, au Salon du livre d’histoire des sciences et des techniques, à Ivry.

Le point de situation syndicale a fait émerger
les attentes des collègues, tant en collège
qu’en lycée, sur la rédaction de programmes de
SVT ambitieux, cohérents sur l’ensemble de la
scolarité et diversifiés sur le monde vivant (l’anthropocentrisme
actuel est déploré). Au collège,
l’enseignement de notions abstraites ou complexes
(énergie, espèce...) sous forme de « boîtes
noires » pose problème. L’évaluation du socle
commun apparaît comme source d’incohérences
(« tout ou rien », pérennité des acquisitions...),
voire de dérives (pilotage « LOLF », contraintes du
DNB...) ; pour autant l’évaluation de compétences
est considérée comme valorisante pour l’élève.
Un malaise militant s’exprime aussi, avec la sensation
d’un isolement dans les établissements,
la difficulté de militer et le besoin d’outils ou
de conseils qui peuvent être apportés par le
site du SNES.

Le doyen de l’IG de SVT, D. Rojat, a répondu aux
questions des stagiaires... sans véritablement
apporter de réponses claires sur l’évaluation du
socle commun en collège, la réforme du lycée, les
difficultés de l’inspection ni l’évolution des conditions
d’enseignement (absence de groupes, personnel
de laboratoire...).

- L’enseignement de l’évolution au regard des
conceptions des enseignants
(P. Clément, C. Fortin)
a montré l’importance du contexte social dans les interactions entre sciences et religieux.
L’enseignement de l’évolution se fait sans difficulté
dans les pays pratiquant une forme de laïcité, il est
en concurrence avec les croyances partout où le
fondamentalisme religieux prévaut. De plus, l’enseignement
scientifique sans enseignement de ce
qu’est la science entretient chez les élèves une
confusion entre science et croyance.

- Enseigner la notion d’espèce, de la Sixième à la
Terminale
(D. Orange, P-H. Gouyon), autour de la
nouvelle définition d’espèce en Sixième, a permis
de reprendre l’histoire du concept, de l’interroger
au regard des conceptions des élèves et de
l’ancrer dans la théorie de l’évolution. Ce travail
est à poursuivre.

- L’Homme, espèce d’animal (W. Kaminski,
J.-J. Kupiec, P. Descamps) a abordé les détournements
commerciaux fallacieux de concepts
scientifiques, les difficultés et incohérences de la
définition d’espèce humaine dans les lois de bioéthique,
et la remise en cause de la génétique
« déterministe » par la théorie de l’ontophylogenèse.

Les comptes rendus et suites de la
réflexion seront en ligne prochainement
www.snes.edu/-Sciences-de-lavie-
et-de-la-terre-.html

Valérie Sipahimalani, Xavier Hill
groupe.svt@snes.edu

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