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Résultats du questionnaire de l’automne 2012 sur les épreuves du bac en séries technologiques

1) Questionnaire philo (septembre-décembre 2012) sur l’épreuve du bac en séries technologiques :
Le groupe philo a reçu 60 questionnaires (nous ne pouvons tenir compte des quelques réponses faites à chaud sur la liste. Cela ne concerne que 3 messages cependant).

Tout d’abord, il se dessine 3 tendances comme ont pu le constater les collègues présents au stage philo (JRD) du 6 décembre au S4 :

-  ceux qui souhaitent qu’on ne change rien ou le moins possible (24 = 40%)
-  ceux qui souhaitent qu’on change tout ou le plus possible (12 = 20%)
-  ceux qui souhaitent qu’on aménage l’existant (24 = 40%)

De là se dessinent des « minorités » (non négligeables cependant) :

-  les défenseurs du strict statu quo (14 = 23.3%)
-  ceux qui souhaitent en finir avec la disserte (10 = 16.7%)

Et par symétrie, apparaissent des tendances « majoritaires » (mais qui semblent contradictoires) :

-  ceux qui sont attachés aux exercices actuels (en l’état ou aménagés) : 60 – 10 = 83.3 %
-  ceux qui ne souhaitent pas le statu quo (avec plus ou moins d’impatience) : 60 – 14 = 76.7%

Voici les propositions qui sont faites pour changer les épreuves actuelles (attention, nous additionnons ici les propositions et non les questionnaires : un questionnaire favorable au changement peut faire plusieurs propositions, de même qu’un collègue défavorable au changement peut néanmoins proposer tel ou tel aménagement à la marge) :
-  6 propositions d’un passage à 2 textes et 1 disserte
-  6 propositions d’un oral (en sus ou à la place de l’existant)
-  13 proposions d’une nouvelle épreuve : 9 pour une synthèse de documents, 1 pour des questions de cours et 3 non précisées.
-  37 propositions d’aménagement de l’existant (24 pour un guidage de la disserte par des questions, 6 pour l’ajout d’un corpus de textes essentiellement pour la disserte, 6 pour l’ajout de questions de cours avec un barème de notation, 1 pour des consignes de méthodologie).

2) Le contexte :

-  On ne peut faire fi du contexte dans lequel se pratique l’enseignement de la philosophie en séries technologiques à l’heure de la réforme du Lycée. Le rétablissement des dédoublements est une condition nécessaire (bien que non suffisante) à la résolution de nos problèmes d’évaluations au bac.

-  On ne peut ignorer qu’un changement dans les épreuves en séries technologiques peut avoir une incidence sur les épreuves des séries générales (c’est par exemple l’introduction du sujet-texte lors de la création du baccalauréat de technicien en 1969 qui sera à l’origine de sa généralisation, les questions en moins, dans les autres séries).

-  On ne peut enfin isoler la question des épreuves au bac de celles des programmes, des horaires et du coefficient de l’épreuve, comme le soulignent de nombreux collègues.

-  S’ajoute à cela, les mandats du SNES (rétablissement des dédoublements selon un horaire national, Reims 2012 Thème I en 2.3.3) et les travaux des 12 dernières années du groupe philo (avec des temps forts en 1999-2000 à l’époque de Serge Cospérec et 2008-2009 à l’époque d’Elisabeth Cassou-Barbier et des travaux de Julien Cueille... et nous en oublions certainement).
Voilà ce qui définit notre périmètre d’intervention pour notre prochaine réunion de travail avec l’IG et la Dgesco. Vos remarques sont les bienvenues.

3) Propositions :

-  Le SNES doit rappeler inlassablement la nécessité absolue d’un rétablissement des dédoublements en séries technologiques.

-  Nous sommes néanmoins en situation légitime de prendre part aux travaux envisageant la refonte des épreuves de philosophie dans le respect de ce qui a été rappelé ci-dessus.

-  Nous serons favorables à une démarche progressive, expérimentale et s’inscrivant dans la durée (afin d’être amplement testée et validée par la profession).

Paris, le 20 décembre 2012

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