Compte-rendus d’audiences

Réforme BAC STG Compte-rendu groupe de travail sur les épreuves de LV en STG

Compte-rendu groupe de travail sur les épreuves de LV en STG.

Présents : Desco : M Benefice, Mme Desclaux, M.Marchais, IG : M.Monnanteuil.
SNES, SGEN, SE-UNSA, SNALC

Rapide présentation par l’IG et la DESCO
Une épreuve écrite externe, terminale et une partie orale centrées sur les compétences, en CCF
Nouveauté : évaluation de la compréhension orale, épreuve collective, appuyée sur une banque nationale qui est déjà en voie de constitution dans 6 langues. Les groupes sont au travail, expérimentent les protocoles, les banques devraient être constituées au début de l’année scolaire prochaine.
Il y avait nécessité d’évaluer l’oral. Dans l’épreuve d’expression il fallait éviter la liste de texte . Le document est un « déclencheur d’expression » avec un temps de préparation. Dans l’idéal, on aurait pu supprimer la phase de préparation, mais il a semblé qu’à ce niveau, pour les élèves elle restait nécessaire.
Cette épreuve sera difficile à mettre en œuvre, des banques de documents seront élaborées au niveau académique pour aider les enseignants.

UNSA :
Satisfaction de voir prises en compte les 4 compétences.
Inquiètudes sur l’entraînement des élèves dues aux effectifs et aux horaires.
Nécessité d’une réflexion approfondie sur les critères d’évaluation, en particulier dans l’épreuve d’expression orale.
Pas d’opposition au CCF (même si ici ce n’est pas vraiment du CCF, mais des épreuves légèrement anticipées !). C’est la solution pratique, tant pis si c’est un peu lourd pour les collègues et si cela prend du temps sur la formation. L’essentiel est de permettre un véritable changement des pratiques !
Demande de la prudence pour les premières sessions.
Demandes de précisions :
-  Sur la modulation de la répartition des points suivant le statut de la langue (LV1 ou 2)
-  Sur la phrase « dans toute la mesure du possible... » dans l’épreuve d’expression orale.
Souhaite qu’à l’écrit, on ne demande pas au candidat de produire un texte sous forme d’un dialogue, car il y aurait confusion des genres.
Pose le problème de « l’épreuve de contrôle » (en fait, il s’agit de l’épreuve de rattrapage du second groupe !) : ne souhaite pas qu’elle soit définie sur le modèle de l’ancienne épreuve pour deux raisons :
-  problème de la liste de textes qui doit être fournie et qui peut être en contradiction avec le travail de l’année centrée sur la nouvelle épreuve
-  impossibilité dans l’horaire de préparer les élèves aux deux types d’épreuves orales.

Réponse de l’IG et débat autour de l’épreuve de rattrapage :
Ne s’était pas posé la question de la trop grande différence entre les deux types d’épreuves orales. Comprend le problème pédagogique soulevé et propose dans un premier temps de construire cette épreuve sur le même modèle que l’épreuve du premier groupe.
Le SNES fait alors remarquer que le problème est plus complexe, car l’épreuve de rattrapage, par définition doit être différente de l’épreuve du premier groupe pour qu l’élève puisse valoriser d’autres compétences que celles déjà évaluées théoriquement. C’est pour cette raison qu’actuellement, les disciplines évaluées à l’oral ne donnent pas lieu à une épreuve de rattrapage. Il serait dangereux, sans réflexion supplémentaire sur les conséquences pour toutes les disciplines, de remettre ce principe en cause. En fait, décider que les LV fassent l’objet d’une épreuve du second groupe place l’administration dans une contradiction : définir une épreuve orale différente et éviter une impossibilité pédagogique de préparation à ces épreuves dans un horaire aussi faible !
L’IG reconnaît qu’il faut effectivement réfléchir davantage au problème et suggère une épreuve qui éviterait le commentaire de texte, intégrerait les compétences de compréhension et d’expression à partir d’un document connu, étudié en classe et mis en rapport avec les notions du programme. Une nouvelle rédaction sera proposée...

SNALC
Satisfait de l’évaluation des 4 compétences.
Demande des supports élaborés au niveau national ou académique pour assurer l’équité.
Souligne le manque d’heures de cours pour assurer la préparation à ces épreuves.
Refuse les modalités d’évaluation interne par les enseignants de l’établissement.
Demande ce que signifie l’expression « sur le temps scolaire ». Réponse de la DESCO : « c’est clair : sur le temps scolaire et non en dehors...c’est-à-dire intégré dans l’enseignement ».

CFDT :
Projet intéressant en référence avec le cadre européen.
Mise en œuvre difficile :
- Il faut une formation
- Problèmes pratiques liés à la nécessité d’un travail d’équipe qui n’est pas possible tant que nos missions et statuts n’auront pas été revus pour intégrer le travail en équipe.
Problème des équipements dans les établissements pour l’épreuve de compréhension orale. Demande si le nombre de candidats qui composent en même temps sera limité ou laissé à l’initiative des établissements.
Inquiétude des collègues sur :
- Qui prépare les sujets ?
- 2H de cours pour tout cela !
- Problème du document inconnu : il faudra mutualiser...
Quelle sera la longueur du texte attendu des candidats lors de l’épreuve écrite ?

SNES : voir déclaration

Réponse et débats :
La note de service devrait être publiée en mars 2006.
Une équipe nationale prépare les sujets de compréhension orale et les banques.

Référence au CECR : c’est vrai qu’elle importante, mais cela permet de montrer vraiment sur quoi on ce concentre. Ne répond pas sur notre demande d’adaptation au cadre scolaire !

Problème des pistes : l’IG demande s’il s’agit de pistes pour les examinateurs ou les candidats. Dans le premier cas, ils y avaient pensé pour garantir une certaine homogénéité des pratiques dans l’évaluation. En ce qui concerne les pistes pour les élèves, ils ont abandonné cette idée pour éviter de figer l’épreuve. Le but est que le candidat n’efface pas ses réactions personnelles et ne se bloque pas sur la nécessité de répondre aux pistes ... Le SNES explique alors qu’il s’agit vraiment de mettre le candidat en position plus confortable et de lui éviter le stress du « qu’est-ce qu’il va me demander, de quoi on va parler... » 10 minutes de préparation c’est court pour un candidat qui aurait « été déclanché », mais très long pour celui qui reste bloqué. Il ne s’agit pas de cadrer à l’avance et de figer, mais bien de donner plusieurs pistes possibles au candidat. Quant aux pistes pour les examinateurs, c’est bien le moins qu’on puisse attendre à partir du moment où le ministère fait le choix d’épreuves internes !
L’IG répond qu’ils vont réfléchir à ce côté « sécurisant » pour les candidats.

En ce qui concerne « le barème strict » : il s’agit d’une épreuve qui ne peut aller au-delà du « prélèvement d’information », et en aucun cas, il n’y aura mémorisation nécessaire du document, mise en perspective des différentes informations. Tout l’implicite devra être évacué dans les questions et dans les réponses. Des essais sont en cours de réalisation. La forme retenue ne sera pas toujours nécessairement celle d’un QCM. Les fiches seront dans la langue et non en français pour éviter les passages entre les 2 langues. Les questions seront très simples pour éviter le problème de compréhension. Le SNES répond alors qu’il est difficile de porter une appréciation fondée sur cette épreuve tant que nous ne disposerons pas d’exemples précis, que l’on ne peut se contenter de ces affirmations...
L’IG promet de donner le plus rapidement possible des exemples pour cette épreuve, comme pour l’autre épreuve orale. Une prochaine réunion fin janvier, début février serait alors possible pour travailler à partir de ces exemples et sur les évolutions dans la rédaction de la note de service.

A la question sur la formulation « par le professeur de la discipline... », la réponse est : il s’agit du prof de la classe, cela ne pose pas problème puisque justement le barème strict évitera les interprétations possibles... Pas de réponse à notre remarque sur le fait que l’administration met en place ce dispositif pour considérer que cette épreuve est une situation d’évaluation parmi d’autres dans le cadre de la formation et qu’en conséquence elle n’ouvre pas droit à rémunération...

Problème de l’harmonisation : rien n’est prévu. L’IG souhaite que les examinateurs soient sûrs que leur note ne sera pas modifiée. Le SNES précise qu’il serait tout de même impensable qu’aucun dispositif de contrôle ne soit mis en place : l’évaluation dans le cadre du bac serait interne, sans contrôle de l’administration, quasiment sans cadrage autre qu’une banque de situations d’évaluation. Nous ne pourrions admettre cela pour deux raisons au moins :
- L’exigence du caractère national du diplôme et celle d’équité
- Le risque évident d’enfermement des établissements dans leurs propres pratiques, l’absence de regard extérieur sur les conditions de l’épreuve et sur les notes attribuées...
L’administration répond qu’elle va réfléchir à des dispositifs de vérification à posteriori des résultats par établissements pour éviter les dérives, mais rien d’autre...

Problème du nombre de candidats dans la même salle pour l’épreuve de compréhension orale : cela dépend des conditions acoustiques des salles, et matérielles de l’établissement. Donc renvoi total au local qui saura gérer cela !

Le SNES réitère sa question sur la rémunération des vacations et des corrections. Aucune réponse. Le SNES insiste, en précisant qu’il est inacceptable qu’une telle augmentation de la charge de travail ne soit pas reconnue, et que nous ne pourrions accepter que la seule raison, au fond, du changement soit de parvenir à une épreuve de bac qui n’ouvre pas droit à rémunération. L’administration répond que son absence de réponse est significative...dont acte

Sur la formation des enseignants, le SNES repose ses questions et précise qu’il n’est pas concevable de laisser les académies se débrouiller. Il faut absolument que les concepteurs de ces nouvelles épreuves les accompagnent au minimum, d’un cahier des charges sur la formation initiale et continue. Cela éviterait de laisser les académies inventer chacune de leur côté leurs propres réponses, donnerait tout de même un cadrage national à ces épreuves et surtout ce serait un message fort en direction des recteurs pour qu’ils dégagent les moyens de la formation continue et un appui aux enseignants pour obtenir cette formation... L’IG accepte de voir ce qu’il est possible de faire dans le cadre des regroupements interacadémiques... Aucune réponse de la DESCO qui refuse de s’engager sur cette question dans l’incertitude quant aux moyens qui pourraient être attribués...

Bref : l’administration est prête à modifier les aspects techniques, à revoir des formulations mais ne veut rien céder sur le caractère interne de l’évaluation et sur le paiement des vacations...

Prochaine réunion, début février ou fin janvier.

Roland HUBERT
30/11/05

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