US Magazine 680 du 18 avril 2009

Reconquête du mois de Juin : Refuser les dégradations

Le ministre communique(1) de
nouveau sur l’organisation de
la fin d’année, accumulant les
provocations et les invraisemblances
 : « Avec un gain effectif
de deux à trois semaines de cours,
selon le niveau des classes
, le baccalauréat
reprend sa juste place
dans les établissements grâce au
déroulement simultané des
épreuves de l’examen, des cours et
des conseils de classes. Les professeurs
peuvent ainsi achever leur
programme, profiter de cette
période pour aider les élèves dans
la préparation de leurs examens et
développer des bonnes pratiques
(aide aux devoirs, révisions).
[...] La surveillance physique des
épreuves est assurée majoritairement
par des personnels nonenseignants
afin de permettre aux
professeurs d’assurer leurs cours
jusqu’à la fin de l’année. »

Le ministre semble méconnaître
la situation des établissements.
Comment et où trouver les personnels
« non-enseignants » en
nombre suffisant pour surveiller et
sur quel budget ?

Dans la réalité, la plupart des
lycées ont reculé la date de fin des
cours au plus d’une dizaine de jours : le maintien des cours pendant
les épreuves du baccalauréat
est un leurre... quant au discours
sur les « bonnes pratiques »
réduites à l’aide aux devoirs et
aux révisions, il est assez pathétique
dans ce qu’il prouve de la
conception ministérielle de notre
métier !

Le SNES dénonce un affichage
sans efficacité et appelle les collègues
à être vigilants sur les
conditions de déroulement des
épreuves, à refuser tout empilement
des tâches (cours, surveillance,
corrections, interrogations,
conseils de classe...)
préjudiciable à la qualité du baccalauréat
et représentant une surcharge
inacceptable et inutile de
travail des personnels.

Roland Hubert

(1) Communiqué de presse du 5 mai
2009

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