Mentions complémentaires

Premières réactions sur les mentions complémentaires

Cette bi valence est un désastre pour la reconnaissance de notre spécificité. Décidément, l’Education Nationale a du mal à reconnaître que le métier de professeur documentaliste est un métier à part entière...et non une compétence complémentaire... c’est dur à avaler quand on est diplômée en sciences de l’information et de la documentation, qu’on a travaillé 12 années comme documentaliste - vrai métier - dans des entreprises et qu’on a passé le CAPES doc pour intégrer l’EN par conviction ...(et surtout pas pour le salaire, bien inférieur...) Mais en sait on plus sur la nature des épreuves instituées pour l’obtention de la mention complémentaire "documentation" proposé à un candidat au CAPES de lettres ou d’HG ? En sait on plus sur le temps de service que devront effectuer les collègues titulaire de cette bivalence quand ils travailleront une partie de leur temps au CDI...Sera ce calculé sur la base de 18h ou 30 h ?

Elsa

L’épreuve retenu pour la mention complémentaire est l’Épreuve pratique de techniques documentaires (première épreuve d’admission du concours externe du CAPES dans la section documentation). Vous pouvez consulter à ce sujet le BO spécial n° 6 du 13 juillet 2006. Le ministère n’a donc retenu que l’aspect "pratique" de notre métier - les arts plastiques sont traités à la même enseigne avec l’épreuve de "pratique plastique".Ces mentions complémentaires sont une véritable menace pour l’ensemble des disciplines. Bien entendu, nous devons d’urgence nous saisir de cette question en ce qui concerne la documentation. Nous devons réfléchir ensemble aux conséquences néfastes que l’instauration de cette mention pourra avoir sur notre métier et aux moyens d’y faire face.

Vassilia

Finalement on fait quelques pas en arrière et on en revient aux anciens PEGC. Ahhh que de progrès !!!!

Natacha Professeur documentaliste (pour combien de temps
encore ???)

Si je comprends bien les candidats au capes de lettres, d’histoire - géo et PLP lettres histoire peuvent passer une mention "doc" et être affectés par exemple sur un mi temps en doc et un mi temps en histoire-géo dans le même établissement, c’est bien ça ? Si c’est la cas, je fais bien de commencer mon bilan professionnel pour trouver une
réorientation pour dans les années futures parce que
ça ne va pas s’arranger...Cordialement Et haut les coeurs

Sophie

Je viens de lire les textes sur la bivalence...
Eloquent !!! et, pour les docs un vrai danger de voir la discipline disparaître peu à peu mais sûrement...et la réciproque n’est pas prévue ... si les docs veulent aussi enseigner l’option Histoire des arts ??? Le système de prime pour 3 heures est carrément choquant !!! J’espère qu’il y aura débat.

Svetlana

Ouaich et donc c’est la tri-valence (pluri-valence) qui est instaurée vu que les PLP sont déjà bivalents (et même trivalents puisqu’il font aussi de l’éducation civique et ECJS.....) ! vous voyez la ruse ?
Questions pratiques : à soumettre aux collègues syndiqués représentants les différentes disciplines concernées....ou les autres

- Est-ce qu’un prof titulaire d’un CAPES bivalent et affecté sur, par ex 15h d’anglais + complément en sciences de l’information, devra faire 3 h ou 6h ?

- Est-ce qu’un prof bivalent avec un complément de service en documentation ne devra assurer que la formation des élèves ou aussi la gestion du fonds ? pourra-t-on exiger de lui qu’il assure l’inventaire, la distribution, le tamponnage et la gestion des manuels scolaires y compris la recherche des ouvrages manquants pendant la première
quinzaine de septembre ? et à quel pro-rata de ses obligations de service dans la mention complémentaire ?

- est-ce qu’un prof bi-valent devra assurer la continuité de service au niveau de l’ouverture et de l’accueil des élèves et par ex, assurerl’ouverture du midi ou celle du soir pour les internes si le projetd’établissement l’exige ?

- est-ce qu’un prof bi-valent TZR assurera des remplacements dans les deux disciplines et dans le cas d’une affectation sur un remplacements prof-doc uniquement devra-t-il 18 ou 30 + 6 heures ?

- Est-ce que les TZR doc auront pour fonction d’assurer les heures laissées vacantes par les titulaires discipline-doc et les divers cas de réadaption ou de reconversion à 80%, assurant ainsi une journée à droite et l’autre à gauche avec quelques heures au milieu dans 2,3,4 établissements différents.....??????

- TICE : Est-ce que les CAPES bi-valents seront tenus d’avoir la science infuse en ce qui concerne l’évolution de l’outil (Poitiers va nous rendre service !) ou y aura-t-il des formations spécifiques prévues pour les aider à tenir leur connaissances à jour en matière d’évolution des
TICE ?

Il y en a certainement d’autres : pouvons-nous espérer faire évoluer les choses en exigeant des réponses précises sur des points concrets ou devrons-nous une fois de plus nous contenter d’un flou artistique qui mettra l’ensemble de la profession dans une situation encore plus intenable.... et j’imagine assez bien "les crises locales" qui risquent d’en découler....

Claudie

Ces mentions complémentaires documentation à deux capes et à un concours de PLP peuvent faire imploser un peu plus notre métier, celui d’enseignant documentaliste, le contexte de sous recrutement est délibéré depuis plusieurs années et génére des dégâts considérables. Le ministère ne fait pas seulement une opération de charme pour attirer les candidatures (prime, barême initial de mutations) il lance une offensive contre ce métier que nous revendiquons et que nous essayons de promouvoir au quotidien. Soyons donc conscients des enjeux.

Jean Pierre

Cette notion de bi, ou tri-valence, rejoint mes préoccupations quand je dénonçais en juin dernier, les tentatives du Rectorat de Toulouse en ce qui concernait les reconversions massives de PLP et la réanimation de ce "corps".

Dans l’état actuel des modalités du concours, il sera peut-être difficile pour le Ministère de trouver des candidats, mais rien ne l’empêchera d’essayer de faire pression sur les jurys, pour qu’ils recrutent, avec "souplesse" et surtout, rien n’empêchera, sur le terrain, une floppée de collègues de se précipiter sur l’aubaine. Prêts à enseigner dans un domaine dont ils ignorent tout, pourvu qu’ils ne s’éloignent pas trop de leurs domiciles et de leurs établissements.

J’ai du mal à imaginer l’avenir de la doc, entre une administration, qui cherche par tous les moyens à dissoudre ce corps et des e-docs, qui ont du mal à décider de leur propre identité.

Vu ce que j’entends ici ou là, j’ai bien peur que l’administration n’ait aucun mal à trouver des volontaires, tant pour devenir des enseignants "purs et durs", que pour se transformer en adjoints en "communication" auprès des chefs d’établissements.

Une telle annonce (bivalence/trivalence), aurait dû susciter une levée de bouclier et une mobilisation monstre ; nous le constatons, elle génère seulement quelques soupirs...

Personnellement, cela me donne une raison de plus, s’il en était besoin, d’être en grève ce jeudi 28 !

Annick

Effectivement, l’inquiétude est grande ! Je suis titulaire mais tout aussi inquiète de voir la profession (et ses spécificités) ainsi menacée. Quand on sait que dans l’Académie de Lille, les docs contractuels ont tous été licenciés pour être remplacés par des tzr et ma d’autres disciplines ... Les temps sont très durs pour la documentation scolaire !

Anne

Ces mentions complémentaires soulèvent de nombreuses questions. En dehors des problèmes "techniques"( formation, services, heures dues...), on peut se demander quel sera leur impact à terme sur le corps des enseignants documentalistes voire même sur le nombre de postes au CAPES. D’autant qu’à partir de 2008, tous les personnels pourront prétendre à ces mentions complémentaires, par
concours ou par la validation des acquis de l’expérience !
voir sur SIAC

http://www.education.gouv.fr/siac/siac2/profs/page1.htm)

Dominique

Une question par rapport aux mentions complémentaires : l’inverse est-il possible ?
De cette manière, on pourrait peut-être soigner notre "frustration" à ne pas faire suffisamment de pédagogie (je sais, tout le monde n’est pas frustré...
Y a encore pas mal d’exceptions, heureusement !) : un peu de gestion documentaire, un peu d’histoire géo, un peu de pédagogie documentaire... Au point où on en est...

Christophe

Concernant les mentions complémentaires, trois détails tout à faits significatifs :
- absence de réciprocité : impossible pour un candidat au CAPES doc de passer une mention complémentaire en quelque discipline que ce soit. Trop inculte, sans doute.
- pas d’épreuve écrite pour cette mention complémentaire : pas besoin pour savoir ranger des livres sur des rayons !
- seuls les candidats en lettres et histoire-géo peuvent passer cette mention complémentaire : et les sciences alors ? quid de l’interdisciplinarité et du caractère transversal de notre activité ? j’ai personnellement une formation scientifique - et je ne suis pas la seule - et je n’en fais pas plus mal mon métier).
S’il fallait illustrer le manque de considération dont notre métier fait l’objet, en voici une preuve parfaite !
Tout ça n’engendre pas un optimisme délirant quant à l’avenir de notre métier.

Isabelle

Nous ne devons pas oublier que la logique de la bivalence est l’économie, la flexibilté ... : donc, attention, la mention complémentaire n’est pas un avantage pour les profs, loin de là , c’est une utilisation des personnels selon les besoins locaux, qui ne tient pas forcément compte de l’intérêt des élèves , et si on la réclame , nous ferons des remplacements de profs, et à taux doc : 2h fois plus... avec préparation de cours, conseils, etc...pour le même salaire , un travail éparpillé sur deux mi-temps par exemple , qui veut cela ?

Florence

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