Programmes au collège (2009-2012)

Pour des programmes de géographie qui font sens ! Réflexions sur la refonte des programmes d’Histoire-Géographie au collège.

Ce texte résulte des travaux menés en ateliers lors de la journée de réflexion disciplinaire du groupe Histoire-Géographie du SNES, le 20 décembre 2007. Rapporteur : Laurent Cavelier.

Trois principes directeurs ont présidé aux propositions ci-dessous qui sont en continuité avec l’esprit des programmes antérieurs :
- établir une lisibilité la plus claire possible dans la logique du programme, aux yeux des enseignants, des élèves, des parents, des citoyens ;
- maintenir une cohérence forte entre l’enseignement de l’histoire et de la géographie, primordiale pour nos élèves et qui, là encore, renforce la lisibilité de nos enseignements ;
- ancrer le programme dans une diversité d’espaces étudiés, que ce soit au niveau de leur répartition dans le monde ou de leurs échelles.

D’où les propositions suivantes :

Pour le niveau sixième

- L’approche spatiale de type « du collège à la France » n’est pas la plus pertinente ne la plus intéressante en sixième : elle est en partie redondante avec le programme d’Education Civique et la France est par ailleurs étudiée en troisième.
- Il paraît indispensable de conserver une première partie sur « les grands repères du globe » comme dans les programmes actuels.

Pour le niveau cinquième

- Il faut ancrer le programme dans l’étude de cas très variés à l’échelle du globe (ne laisser de côté aucun espace majeur, tant continental que maritime) et à différentes échelles (étude d’un détroit, d’un pôle, d’une forêt, d’un canal, d’une frontière, d’un aéroport, du Golfe Persique ou bien plus largement du Proche-Orient).
- A ce titre, l’ensemble des collègues sont attachés à une cohérence forte existant dans les programmes actuels : l’étude du Maghreb en géographie en lien avec l’étude du Monde Arabo-Musulman en histoire.
- L’attachement au maintien de l’étude du Monde Arabo-Musulman en histoire est unanime, souligné, argumenté, appuyé. Dès lors l’étude, non plus du seul Maghreb, mais de l’ensemble du Bassin Méditerranéen en géographie, dans un des trois volets prévus au programme, ou bien à plusieurs reprises dans l’année, comme illustration de chacun des trois volets serait une nouvelle cohérence forte entre histoire et géographie, appréciée tant des enseignants que des élèves.

Pour le niveau quatrième

- Nous observons un rejet unanime d’un programme uniquement axé sur la mondialisation, surtout s’il reprend l’approche actuelle des programmes du lycée (acteurs, flux et réseaux) jugée trop complexe pour des élèves de quatrième.
- L’étude de la mondialisation serait préférable en classe de troisième, comme dans les programmes actuels.
- Le programme de quatrième pourrait porter sur l’étude de « la puissance dans le monde » ou bien « des puissances » en insistant bien sur l’aspect géographique de la question (études comparatives de cartes, photos satellites de bases militaires, etc.)
o Plusieurs puissances paraissent incontournables : Etats-Unis, Europe, Japon, Chine, Russie ?
o L’étude d’autres puissances pourrait être optionnelle ou regroupée autour de thèmes transversaux (Brésil, Afrique du sud, Inde, Mexique…).

- Note importante : il convient de conserver une forte cohérence avec le programme d’histoire : l’ensemble des espaces étudiés le sont ou pourraient l’être en histoire, en tant que puissances des XVIIIe et/ou XIXe (révolution industrielle) ou bien en tant que rivaux ou sujets des Empires coloniaux des dites puissances.

Pour le niveau troisième

Le projet de programme pourrait être maintenu autour des trois volets suivants :

1) La mondialisation : acteurs (sauf puissances, donc FMN, Organisations internationales, mouvements sociaux, migrants, touristes….) et flux inhérents.

2) La France (40% du temps annuel ?)

3) La France dans la mondialisation :
- la France puissance moyenne ;
- le choix de l’Union Européenne (ou la France dans l’Union Européenne) ;
- les territoires régionaux dans l’Europe et la mondialisation.

Note importante : il faut veiller à conserver une forte cohérence avec le programme d’histoire centré sur la France, l’étude des rapports de force à l’échelle mondiale, la construction de l’U.E.

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