US 729 du 30 mars 2013

Nouvelle épreuve du bac : une confusion organisée ?

Dans le prolongement de nouveaux programmes déjà très critiquables,
l’organisation des nouvelles épreuves du bac s’avère très problématique.

La mise en place de nouveaux programmes
demande un travail considérable. S’y ajoutent
cette année, avec la montée de la réforme
en Terminale, les nouvelles épreuves du baccalauréat.

Les notes de service publiées sans concertation
au BO spécial n° 7 du 6 octobre 2011 sont
intentionnellement floues. Il s’agissait selon
le ministère de ne pas figer les épreuves, de
leur permettre d’évoluer à l’usage. Cette intention
contestable, puisque rien n’empêche la
publication de notes de service au fil des
besoins, se traduit dans les lycées par une
incertitude pour le moins inconfortable pour
les profs et les élèves.

Après la souffrance des collègues de langues
vivantes, censés concevoir, organiser et évaluer
seuls et au local des épreuves orales concernant
la quasi-totalité des lycéens des voies
générales et technologiques, vient le temps de
tous les autres : pas de consigne claire sur les épreuves de compétences expérimentales de
la série S en physique chimie et en SVT... à six
semaines de l’organisation locale dans les établissements...
stress total en histoire-géographie
et en SES : comment finir des programmes
trop lourds, comment préparer les élèves à
des épreuves nouvelles, marquées de façon
paradoxale par un mélange d’attentes floues
et d’exigences pointues ?

DES CLARIFICATIONS INDISPENSABLES

Le plus difficile est certainement de préparer les
élèves à des épreuves dont le cadrage précis n’a
fait l’objet que de transmissions orales, voire de
simples mises en ligne de diaporama par des IPR,
et dont les interprétations divergent d’une académie
à l’autre. Quelles consignes transmettre
dans les classes ? Quelles seront les consignes
de correction dans les jurys du baccalauréat ?
Le ministère pratique les mêmes méthodes visà-
vis des académies : il s’est contenté pour les
langues vivantes de consignes orales, de publications
sur Eduscol incomplètes et sans valeur
réglementaire, et d’une circulaire interne non
contraignante.

Le SNES continue de demander des clarifications,
et un cadrage précis national, passant par
des textes réglementaires écrits.

Valérie Sipahimalani

Pour plus d’informations,
rendez-vous sur le site du SNES :
http://www.snes.edu/-Le-baccalaureat,3924-.html

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