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Notre conception de la formation continue

Le droit à la formation continue sur le temps de service n’est pas toujours respecté par l’administration pour qui la priorité dans les actions de formation reste la mise en œuvre des réformes qu’elle entend appliquer.

L’accès à la formation continue doit être facilité soit par l’attribution d’heures de décharge, soit par le regroupement des stages sous forme de semaines de formation. Pour le SNES, la formation continue ne peut vivre sans des moyens de remplacement.

Il faut donc augmenter substantiellement les crédits affectés à la formation continue en personnels titulaires de remplacement, en formateurs, en crédits pour assurer les remboursements de frais de stages. Elle doit s’appuyer sur les aspirations des personnels.

Les stages dits « à public désigné » sur les programmes et les éléments de réforme ne doivent pas être comptabilisés dans les droits à formation et ne peuvent être imposés.

La mise en place des réformes (programmes, nouveaux dispositifs) ne peut se réduire à une séance d’information mais donner lieu à une réflexion sur la discipline, ses enjeux de sorte que les enseignants s’approprient les programmes.

Les stages académiques, notamment ceux à contenu disciplinaire en liaison directe avec la recherche universitaire sont indispensables aux échanges entre professeurs. Ils ne doivent pas être sacrifiés au profit des stages en établissement qui ont cependant leur utilité. Les TICE ne peuvent se substituer aux stages ; il faut multiplier les lieux d’échanges entre enseignants, formateurs, universitaires...

Reprendre la main sur le métier nécessite, tout au long de la carrière, de pouvoir bénéficier d’une offre de formation variée et de qualité construite avec les représentants des personnels.

Des stages disciplinaires, en didactique, pédagogie, épistémologie, psychologie, etc., sont indispensables. Des préparations aux concours, participation à des recherches - actions en collaboration avec des chercheurs en éducation, à des collectifs de travail pour débattre des dilemmes de métier, être formé à être tuteur, sont aussi d’autres champs que devrait couvrir la formation continue, apportant ainsi des perspectives d’évolution de carrière.

Le métier use, la formation continue devrait proposer des modules de reconversion pour les personnels qui le souhaitent et rétablir le congé de mobilité.

La formation continue est trop souvent amputée de ses moyens, sacrifiée sur l’autel des réductions budgétaires. Un budget pérenne et conséquent est indispensable.

Chaque enseignant devrait avoir le droit d’aller à au moins une formation par an, pris sur les périodes de temps de travail et non sur les périodes de congés ou les mercredis après-midi. Certaines formations nécessitent un congé de formation dont les possibilités doivent être augmentées.
Revaloriser la formation continue est ainsi un enjeu crucial pour reprendre la main sur nos métiers.

Pour compléter :

La formation continue

Quels objectifs, quels contenus ?
Elle doit permettre l’amélioration des pratiques professionnelles et des qualifications en vue de la promotion des personnels ainsi que l’enrichissement culturel et la réalisation de projets personnels et ce pour toutes les catégories sans exception.
Imposer une formation continue de qualité : un enjeu pour le métier
Nous sommes face à un paradoxe : la formation tout au long de la vie est un thème majeur, reconnu par tous et on constate dans l’EN une déshérence (...)

https://www.snes.edu/IMG/pdf/dossier_SNES_metier.pdf

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