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2014 - Les revendications du SNES-FSU pour les professeurs documentalistes et la Documentation

Afin de lever toute ambiguité sur les positions du SNES-FSU pour le métier, vous trouverez ci-dessous l’ensemble des propositions spécifiques pour la Documentation. Bien évidemment, au-delà de ces revendications, les professeurs documentalistes sont concernés par le projet d’Ecole porté par le SNES-FSU, les revendications liées à la nécessaire revalorisation de nos métiers et à l’amélioration des conditions de travail.

Pour améliorer les conditions de travail et revaloriser notre métier, le SNES-FSU revendique :

  • La création d’une agrégation en Information-Documentation
  • La création d’une inspection spécifique aux professeurs documentalistes. L’actuelle Inspection Etablissements et Vie Scolaire regroupant les professeurs documentalistes, les CPE et les chefs d’établissement ne permet de prendre en compte de manière satisfaisante les préoccupations de la profession. De même, cette position aux côtés de l’équipe de direction et de la Vie Scolaire instaure une ambiguité dans notre rôle au sein de l’établissement, ne permet pas toujours une écoute attentive aux problèmes rencontrés et entretient le doute sur les intentions de l’Institution pour l’avenir de notre métier (Centre de Connaissances et de Culture par exemple).
  • Un recrutement à la hauteur des besoins pour affecter dsans un premier temps, et à minima, un professeur certifié de Documentation dans les CDI (et ce quelque soit l’effectif de l’établissement), pour re-créer des postes de Titulaire de Zone de Remplacement (TZR) et assurer ainsi les remplacements au cours de l’année et enfn, permettre de couvrir les besoins parr un taux d’encadrement de 1 professeur documentaliste par tranche de 300 élèves.
  • Formation initiale et continue  : Pour faire face aux exigences croissantes de notre métier et à ses spécificités, il est nécessaire de développer une formation intiale de qualité conjuguant une entrée progressive dans le métier et une formation adaptée dans les ESPE. L’offre de la formation continue, quant à elle, doit s’étoffer et correspondre aux besoins de la profession. Il est nécessaire, par exemple, de développer, ou de maintenir quand elles existent, les réunions des groupes de travail par bassin des professeurs documentalistes permettant l’échange des pratiques professionnelles.
  • Une réduction des maxima de service.
  • Des avancées quant à la définition de contenus en Information-Documentation pour qu’enfin soit possible le décompte de 2 heures pour chaque heure d’enseignement effectuée.
  • l’alignement de la rémunération pour les travaux supplémentaires sur le taux des HSE des autres certifiés. Le SNES, revendiquant une diminution du temps de travail, ne peut revendiquer les HSE ou les HSA pour les professeurs documentalistes. Le SNES refuse le "travailler plus pour gagner plus" ! Il faut des mesures pour revaloriser nos salaires comme pour tous les personnels et continuer à demander à ce que la rémunération des travaux supplémentaire soit alignée à celle des certifiés des autres disciplines.

Pour une reconnaissance de l’Information-Documentation dans le Second Degré et de la mission enseignante du professeur documentaliste, le SNES revendique :

  • La définition et la formalisation de contenus en Information-Documentation via un curriculum pour les élèves de la 6ème à la Terminale. Cet enseignement devra être confié aux professeurs documentalistes et accompagné d’instructions officielles pour en finir avec les bricolages locaux et s’assurer ainsi de la formation de tous les élèves.
  • Les modalités de cet enseignement ne sont pas encore définies puisque nous souhaitons construire nos revendications avec la profession. Cela fera donc l’objet d’une consultation prochainement. Néanmoins, pour le SNES-FSU, cet enseignement peut s’appuyer sur une collaboration avec une ou plusieurs autres disciplines dans le respect des compétences et de l’expertise de chacun des enseignants concernés. Cette collaboration peut se traduire par une intervention seul ou en co-animation.
  • Que la définition de contenus s’appuient sur les Sciences de l’Information et de la Communication, condition indispensable pour permettre une reconnaissance comme une discipline à part entière notamment pour revendiquer la création d’une agrégation. Nous insistons sur le fait qu’être une discipline scolaire n’implique pas obligatoirement de faire 18 h de cours, ni l’inscription d’une nouvelle discipline dans l’emploi du temps, ni de faire cours dans une salle de classe !

Le SNES-FSU rappelle que le professeur documentaliste est un enseignant ET un documentaliste. Ni professeur d’Information-Documentation ni simple gestionnaire d’un Centre de connaissances et de culture. Assurant une double voire triple mission (enseignante, gestionnaire et d’ouverture culturelle), il doit pouvoir trouver un juste équilibre entre celles-ci. Concepteur de son métier, le professeur documentaliste doit pouvoir disposer de toute sa liberté pédagogique pour mettre en oeuvre un enseignement et gérer le Centre de Documentation et d’Information (CDI) dont il a la responsabilité.

L’ensemble des revendications ci-dessus a été acté lors des Congrès nationaux du SNES. D’autres points font actuellement l’objet de réflexions. Les témoignages des collègues lors des stages académiques, les travaux du collectif national, les échanges avec les autres disciplines dans le cadre du Secteur Contenus du SNES permettent régulièrement de préciser nos revendications.

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