IUFM

Les mentions complémentaires : l’analyse du SNES

- Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’introduire un coin dans la monovalence (toute relative) des recrutements, de valider et banaliser la pratique des compléments de service (pour les enseignants de langues vivantes notamment), de générer un vivier d’enseignants profilés pour assurer les remplacements de courte durée.

- Le dispositif mis en place apparaît cependant très en-deçà des objectifs et du projet formulé dans le rapport annexé de la loi Fillon :

- seules deux disciplines font l’objet d’une mention complémentaire ;

- aucune réciprocité ou symétrie (pourquoi pas une mention complémentaire de physique-chimie pour les candidats au Capes de mathématiques ou de langue vivante pour les candidats au Capes de lettres modernes ?) ;

- pas de validation par l’EQP, pas de formation complémentaire en IUFM. Ce qui revient à brader la mention complémentaire, alors que dans le même temps on fait des difficultés aux collègues en exercice pour leur attribuer les certifications complémentaires prévues par les textes (histoire des arts par exemple) ;

- combien de candidats cela intéressera-t-il, compte tenu de la mise en place tardive de ces mentions complémentaires ?

- Pour partiel que soit le dispositif en l’état, il faut se placer dans l’hypothèse de son extension progressive.

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