Ils ont dit

« Les heures supplémentaires nous permettront de réduire sensiblement le nombre de contractuels », indique Pierre-Yves Duwoye (lundi 24 septembre 2007)

On sait que le budget 2008 prévoit la suppression d’11 200 postes de fonctionnaires à l’Education Nationale. Un tiers des départs à la retraite ne seront pas remplacés et ce mouvement s’accentuera à partir de 2009 puisque l’objectif sera porté à un sur deux. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, rétorque : « Ne pas remplacer les départs à la retraite, cela paraît simple. C’est un fantasme de technocrate. Mais dans l’enseignement, on ne peut pas réaliser des gains de productivité en s’équipant d’ordinateurs comme à Bercy ! En adoptant, une nouvelle fois, une logique purement comptable, on marche sur la tète. Comment le gouvernement va-t-il concilier ses objectifs affichés d’amélioration des résultats scolaires et les coupes claires dans les effectifs ? » L’objectif étant difficile à atteindre,le gouvernement doit avoir recours à toute une série d’expédients : réduction du nombre d’heures de cours des élèves (une heure de cours retranchée dans le secondaire représente une économie de 3 500 postes), suppression d’options, augmentation du nombre d’élèves par classe et enfin heures supplémentaires. Conformément au mot d’ordre "Travailler plus pour gagner plus", il s’agit d’inciter les enseignants à accepter en masse les heures supplémentaires (rappelons que les études du ministère indiquent que les enseignants travaillent déjà 39 heures par semaine au total) afin qu’ils rattrapent les 20 % de baisse de leur pouvoir d’achat accumulée depuis plusieurs années. Le SNES redoutait que ce dispositif pèse sur l’emploi des non-titulaires et voilà que Pierre-Yves Duwoye, secrétaire général de l’Education, confirme explicitement que « cela permettra de réduire sensiblement le nombre de contractuels ». "A la clé, 3 500 postes supprimés" commente l’hebdomadaire.

Il est inacceptable que l’on poursuive la mise au chômage massive de collègues non-titulaires alors que de nombreux besoins ne sont pas satisfaits. Ce n’est pas en précipitant au chômage des milliers de collègues que l’on va atteindre le plein emploi revendiqué par le candidat Sarkozy.

Secteur Non-titulaires National

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