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Les dispositifs artistiques et culturels au collège et les classes artistiques spécifiques

A côté des enseignements artistiques obligatoires (une heure hebdomadaire pour les arts plastiques et une heure hebdomadaire pour l’éducation musicale), le collège est aujourd’hui confronté à un empilement des dispositifs artistiques et culturels facultatifs : les ateliers, les chorales et ensembles instrumentaux, les parcours diversifiés et les travaux croisés qui peuvent porter sur des projets artistiques et qui seront remplacés à partir de la rentrée 2002 par les itinéraires de découverte, les futures options de troisième prévues par la circulaire de rentrée 2002 pour la rentrée 2004, les PAE (projets d’action éducative), les classes à PAC (projet artistique et culturel).

Si ces différents dispositifs enrichissent la formation artistique des élèves, leur empilement ne rend pas lisible leurs objectifs, créant ainsi des confusions et soulevant certains problèmes :

- cette juxtaposition relève d’une conception de la formation artistique "à la carte", en fonction des projets. Cette formation à la carte ne renforce pas la formation de tous.

- ce système encourage la confusion entre ce qui relève d’un enseignement, d’un accès à l’art, d’une ouverture culturelle, d’une pratique artistique. Les uns ne peuvent pourtant se substituer aux autres en terme de formation des élèves. Dans le même temps, ces dispositifs véhiculent l’idée qu’il y a d’un côté les cours "où l’on s’ennuie" et de l’autre les projets "où l’on s’éclate".

- les classes PAC sont encouragées et financées parfois au détriment des dispositifs existants mis en oeuvre depuis longtemps par les professeurs eux-mêmes : de moins en moins de dossiers d’ateliers artistiques sont acceptés. Les heures nécessaires aux professeurs ne sont pas toujours données dans les DGH pour mettre en oeuvre les chorales ou les ensembles instrumentaux.

- Les classes à PAC institutionnalisent la présence d’intervenants extérieurs dans le cadre des cours. Même si le SNES estime que leur apport peut être enrichissant, il faudrait davantage définir les prérogatives de chacun et ne pas laisser croire qu’un intervenant extérieur peut remplacer un enseignant.

Pour le SNES, si l’on veut valoriser et renforcer l’approche artistique des élèves et leur formation, il faut s’appuyer sur les enseignants, ne pas rajouter des dispositifs, mais donner du temps aux élèves, du temps de qualité, et commencer par assurer dans tous les collèges l’obligation des deux enseignements artistiques obligatoires, éducation musicale et arts plastiques . C’est en se basant sur la construction de savoirs, de savoir-faire, de recherches, d’expérimentations, de créations dans le cadre des enseignements et en prolongement de ceux-ci, avec les enseignants, que l’élève peut s’ouvrir à la rencontre avec des artistes. Nous avons ainsi proposé de renforcer les enseignements obligatoires en collège par des allègements d’effectifs et par la prise en compte systématique dans la DHG et dans l’emploi du temps des enseignants, des différents dispositifs (non seulement les chorales mais aussi les ateliers d’arts plastiques, de musique et les ensembles instrumentaux).

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