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jusqu’au 17 février

Les Saônes à L’étoile du nord - réduc’snes-

Un soir d’été sur les coteaux qui surplombent la Saône, dans une grande maison familiale, l’angoisse s’est installée. Denna a disparu, laissant sa nièce Georgie en proie à ses ombres. Le bruit de la rivière, les pas du grand-père, le Quayron noyé autrefois, qu’elle dit entendre, ne réussissent pas à couvrir les lourds silences et les peurs qu’engendrent les secrets de famille. On est proche de l’univers de Simenon et la disparition de Denna s’efface rapidement derrière l’expression du mal-être des divers personnages, Georgie ses fantasmes et ses sculptures étranges, madame Bagot qui sait et se mure dans la dureté et le quotidien, Louis si fragile et vulnérable et Denna qui, en s’enfuyant, a cherché à emporter son lourd secret. L’ambiance est lourde des secrets familiaux, des angoisses des personnages, mais aussi marquée par un côté fantastique, avec la présence de la Saône lointaine, mais très présente pour Georgie. La pièce est très intéressante, la mise en scène rend bien l’enfermement des personnages, avec une petite porte qui ouvre peut-être sur la Saône, mais surtout sur le monde des fantasmes et sur l’angoisse. Yves Chenevoy a réussi à placer Denna hors cadre et à la rendre très présente. Les acteurs sont tous très bons, en particulier Marie Louët qui joue Georgie et Chantal Trichet qui joue Mme Bagot.
Micheline Rousselet

Texte de Catherine Zambon, mise en scène de Yves Chenevoy
Avec Claudie Arif, Philippe Bertin, Magali Giraudo, Guillaume Laîné, Marie Louët, Chantal Trichet et Martin Bismuth ou Jules Sadoughi.

Jusqu’au 17 février 2006 à
L’étoile du nord, 16 rue Georgette Agutte, 75018 Paris. 01 42 26 47 47 (partenaire "Réduc’snes")
Représentations les lundi et samedi à 19h, les mardi, jeudi et vendredi à 20h30, le dimanche à 16h.

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