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Les SVT dans la réforme du lycée

Avec la réforme, les SVT perdraient ½ h en classe de Seconde, 1 h en classe de Première S, et l’assurance de pouvoir mener à bien des TP avec des groupes d’élèves en nombre raisonnable (la dotation globalisée ne suffirait pas à maintenir l’ensemble des dédoublements en raison de l’introduction de l’accompagnement personnalisé).
De manière générale, la mise en place de l’accompagnement personnalisé (2 h par semaine en Seconde, Première et Terminale) s’accompagne de réductions d’horaires et certainement de pertes de dédoublement dans toutes les disciplines, ce qui n’est pas acceptable.
Par ailleurs, la globalisation des heures de groupes à effectif réduit, dont la répartition serait à la charge du conseil pédagogique et du chef d’établissement, risque de conduire à la concurrence entre collègues et/ou disciplines et d’amplifier encore celle existant déjà entre les établissements.

Alors que la classe de Seconde constitue la fin de l’enseignement de SVT pour bon nombres d’élèves qui suivront un cycle terminal technologique, cette diminution horaire n’est pas une bonne nouvelle. Les choix qui présideront à l’élaboration des nouveaux programmes auront de l’importance. Audience a été demandée à l’Inspection Générale de SVT.

Le SNES souhaitait que les élèves scientifiques puissent s’affranchir du lourd tronc commun de Première et Terminale en rééquilibrant les parts respectives du tronc commun scientifique et des enseignements de spécialité (maths, SPC ou SVT) : il n’a pas été entendu. Avec la réforme, un élève scientifique perd au total 5 h de sciences (mathématiques et sciences expérimentales) sur ses trois années de lycée, et n’a toujours pas la possibilité de se spécialiser davantage dans l’une des trois disciplines majeures de la série.

Le SNES demande une évolution des contenus disciplinaires vers davantage d’épistémologie et d’histoire des sciences, de manière à permettre
- un enseignement de la discipline plus vivant et moins dogmatique
- une formation scientifique situant l’activité et les résultats scientifiques dans leur contingence historique, afin de faciliter l’entrée des élèves dans les grands débats scientifiques actuels (climat, bioéthique, etc.).

Le SNES réaffirme enfin le caractère expérimental de la discipline, ce qui ne permet guère d’économiser sur le matériel ni sur les horaires en groupes à effectifs réduits.

C’est pourquoi le SNES appelle les collègues à se mobiliser pour faire échec à la réforme Chatel et à sa mise en place.

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