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Le projet "Hippocampe", une expérimentation locale pour faire apprécier les Sciences

Mme Laurence Loesche-Richard.
Professeur Agrégé de SVT.

Lycée saint Exupéry, Marseille 15e, établissement en ZEP, 1490 élèves, dont 451 élèves en 2nde GT, avec en 2005, moins de 15% de passages en 1ière S ou de poursuite en sciences après le bac. Professeure en SVT, une volonté de faire apprécier les sciences, et de permettre aux élèves de préparer au mieux leur orientation, le projet « Hippocampe » est né, et correspond, depuis 2005, au suivi des élèves de la 2nde à la TS, avec l’association « Tous chercheurs » implantée au sein de l’Institut de Neurobiologie de la Méditerranée (INSERM), et le SUIO de Luminy. Sur l’année, en sciences, entre le lycée et l’Université, les élèves, à partir de faits d’observation, présentés par un Chercheur de l’association, problématisent, conçoivent leurs protocoles expérimentaux, pendant plusieurs semaines puis les présentent sur l’InMed. Après révisions des protocoles, pendant 3 jours, la classe, divisée en 4 groupes de 7 à 8 élèves, encadrés par des Thésards ou enseignants-chercheurs, met en œuvre, à Tous Chercheurs, ses protocoles dans un vrai laboratoire en utilisant des outils de pointe de la recherche. Enfin, les élèves préparent diaporamas et posters scientifiques, qu’ils présentent en fin d’année, devant un parterre d’étudiants, et de chercheurs sur le site de la Faculté des Sciences de Luminy. En parallèle, ils travaillent en collaboration étroite, avec le SUIO, leur COP, et leur professeur de SVT (PP), sur leur orientation. Par exemple en 1ière, ils réalisent une unité d’enseignement, le RAPP (recherche appliquée au projet professionnel). Cette unité est calquée sur la démarche scientifique, avec une évaluation diagnostic de leur projet, une formalisation écrite des a priori qu’ils en ont (problème), des recherches bibliographiques (hypothèse), des interviews de professionnels, exerçant le métier choisi, et qu’ils doivent trouver seuls (expérience), l’analyse des interviews pour réaliser un rapport et un poster récapitulatif, afin de faire une synthèse sur l’avancement de leur projet. Ainsi, en 2nde un travail sur les filières, en 1ière sur les métiers, pour finir en Terminale par la réalisation d’un bilan et la saisie raisonnée des vœux. Chaque année, le projet est remis en cause par l’obtention de subventions. La Région et le Rectorat privilégient ses partenaires, et rechignent à financer les transports : notre seule demande. Ceci implique de trouver des dispositifs alternatifs pour financer le projet, entreprise ardue et chronophage.

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