Langues régionales

Langues régionales : danger

Le SNES est intervenu au ministère ainsi qu’au
Sénat pour les alerter sur les dangers qui guettent
les langues régionales et notamment la baisse des
postes au CAPES ainsi que l’instauration de
« modalités par voie de convention spécifique
entre L’État et les collectivités territoriales ». Nous
sommes très inquiets quant à l’instauration de ces
modalités car les langues régionales ne seraient
enseignées que là où elles sont en usage et si l’État
et les collectivités territoriales passent une
convention. Ceci limite sérieusement la portée de
l’affirmation par le gouvernement de la « volonté
de promouvoir les langues et cultures régionales »
et va à l’encontre de l’offre de formation sur tout le
territoire.

Nous publions ci-dessous une partie de la motion
LR votée au congrès du Mans et nous vous
renvoyons au site des observatoires pour toute la
partie LV.

« Le SNES s’est prononcé à maintes reprises, et
encore au cours de son dernier congrès (Toulouse
2003) en faveur de l’enseignement des langues
régionales. Il nous semble urgent, dans le contexte
actuel d’attaques de toutes sortes à travers la loi
d’orientation et les décisions ministérielles
récentes, de revenir sur le sujet pour demander,
outre les revendications auparavant avancées :
- le retour à un traitement et une valorisation
identique des options facultatives de langues
régionales et de langues anciennes au brevet et au
baccalauréat ;
- l’augmentation du nombre de postes aux divers
CAPES de langue régionale, comme pour toutes
les autres disciplines ;
- des moyens, et une vraie politique de
développement de ces enseignements tout au long
de la scolarité.

La déconsidération de l’enseignement des langues
régionales a parfois donné lieu à l’abandon des
conditions normales d’enseignement au profit
d’enseignement à distance par visioconférence
qui, en détruisant l’indispensable relation
pédagogique prof/élève ne pourra que contribuer à
la disparition programmée de cet enseignement.
La politique des pôles, contraignant les élèves à de
longs déplacements, est un facteur supplémentaire
de déstabilisation de ces disciplines. »

Thérèse Jamet-Madec

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