Ils ont dit

La revalorisation : elle doit aussi concerner les non-titulaires !

Lors du CTPM (comité technique paritaire ministériel) du 1er octobre 2009, le SNES a formulé dans sa déclaration liminaire l’attente de mesures de revalorisation qui concernent tout le monde, titulaires comme non titulaires : "il ne faudrait pas oublier la question des non-titulaires et la nécessité d’ouvrir enfin les négociations que nous ne cessions de réclamer sur un nouveau plan de titularisation." a notamment déclaré Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du SNES.

Il semble que, pour le ministère, les non-titulaires ne font même partie des personnels.. Ils n’existent que lorsqu’il a besoin d’eux !

Depuis l’automne 2008, le ministre n’a cessé d’annoncer l’ouverture du dossier de la revalorisation. En février, le président parle même de « paupérisation ». Et toujours rien de concret à l’horizon, refusant tout donnant donnant, le SNES en a fait une priorité revendicative.

Pour le SNES, la revalorisation de nos métiers est une nécessité et ne saurait être plus longtemps différée. Nous n’avons cessé ces trois dernières années dans nos mobilisations et interventions d’en faire un des dossiers revendicatifs prioritaires du SNES.

Les mesures doivent permettre de résorber réellement le décrochage salarial subi par la profession. Les faits sont têtus. Le traitement brut d’un certifié qui débute représentait 2,1 SMIC en 1981 ; il est au niveau de 1,2 SMIC aujourd’hui. Quant aux non-titulaires, les rectorats les maintiennent souvent pendant des années au même indice, celui de leur recrutement, en raison d’un refus d’avancement des CDD. En 2006, le salaire moyen d’un enseignant ne représente que 66 % de celui d’un cadre de la fonction publique et 61 % de celui d’un cadre du privé.

Or, le ministère voudrait surtout privilégier des mesures ciblées qui ne concerneraient qu’une partie de la profession, les débuts de carrière ( avec 100 euros de plus pour les néo-titulaires et un meilleur accès à la hors classe pour les fins de carrière). Rien pour les milieux de carrière, rien pour les non-titulaires qui semblent n’exister que lorsque le ministère a besoin d’eux !).

Ces choix s’ils étaient confirmés ne sauraient répondre à notre exigence. Le SNES ne rentrera pas non plus dans la logique d’un troc qui consisterait à « payer » la revalorisation par des suppressions d’emploi.

Rémunérations, carrières, conditions d’emploi et de travail, formation continue : la profession attend des réponses sérieuses. Nos demandes sont claires et ont été formulées à l’occasion du congrès de Perpignan, en mars 2009. La situation qui est faite à nos métiers ne peut plus perdurer : le déroulement de carrière d’un certifié reste situé entre 1,2 et 2,5 SMIC à peine. Nous voulons une remise à niveau de nos rémunérations et donc des mesures pour tous. Toutes les catégories doivent être concernées sans exclusive. Compléments de services, situations des TZR, effectifs, recours massif aux heures supplémentaires, congés de formation qu’il faut doubler... ces sujets doivent aussi être sur la table. La question de la précarité doit être traitée. Nous portons l’exigence d’un plan de titularisation efficace et ambitieux. Pour remplir ces objectifs, des engagements budgétaires sont à prendre dans la durée. Le SNES ne saurait se contenter de mesurettes. Il entend faire prendre en compte les exigences légitimes des collègues.

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