Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

Un film de Yesim Ustaoglu (Turquie France Belgique Allemagne)

"La boite de pandore" Sortie en salles le 29 avril

Une vieille dame a disparu. Les gens du village où elle vivait seule, alertent ses enfants, trois frères et sœurs que la nouvelle va surprendre dans leurs existences compliquées de quarantenaires affairés ou dilettantes.
Alors que la vie avait distendu leurs relations, ils se retrouvent au cours du voyage qui les conduit dans un petit village à l’est de la Mer Noire, une région très rurale marquée pas ses mines de charbon et son mode de vie prolétaire.
La vieille dame que sa fugue avait conduite dans la forêt est retrouvée mais ses enfants constatent qu’elle n’est plus en mesure de vivre seule.
Ils décident de la ramener avec eux à Istanbul. Alors qu’elle souffre de vivre entre les quatre murs d’un appartement en ville, le resserrement des liens entre ses enfants autour de son encombrante présence, fait ressurgir les tensions et les non-dits qui avaient miné leurs relations.
"La boite de Pandore" commence avec la description de la vie quotidienne au cœur d’Istanbul, ville où le très moderne et le très traditionnel se côtoient. SNES_LaBoiteAPandore
Le voyage en voiture qui suit, opère une transition entre l’extrême agitation de la capitale, la campagne désolée et ce hameau où vivait leur mère au fin fond d’une région rude et déshéritée.
La retour à la capitale et l’installation de l’aïeule chez l’une de ses filles représente le troisième volet du film. Il inclut la rencontre de la grand’mère et de son petit fils, l’un et l’autre victimes de circonstances qui, si elles ne sont pas similaires, les enferment dans une même frustration et les privent de la liberté à laquelle ils aspirent…
Le film entame là sa partie émouvante et même si la complicité entre les représentants des deux générations extrêmes était prévisible, on entre dans une autre dimension du récit, la naissance puis la description d’une complicité silencieuse, à la fois rude et douce entre deux êtres que tout devrait séparer.
On retrouve avec plaisir Tsilla Chelton qui avait déjà tenu un premier rôle au cinéma dans "Tatie Danièle" d’Etienne Chatilliez. Si elle joue au plus près de son personnage, elle donne à ce rôle de grand mère une distance et une ambiguïté tour à tour pathétique et savoureuse.
"La boite de Pandore" est la description d’un paysage humain universel à la fois familier et exotique.
Francis Dubois

Autres articles de la rubrique Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

  • « A Ciambra »
    A quatorze ans, Pio est un garçon qui n’a pas froid aux yeux et il est déjà très au fait des choses de la vie. Prenant modèle sur ses aînés et pressé de grandir, il se comporte en adulte, fume, boit et... Lire la suite (Septembre 2017)
  • « Kiss and cry »
    A quinze ans, Sarah reprend un entraînement intensif de patinage sur glace au Club de Colmar où sa mère a emménagé pensant que sa fille y atteindrait un niveau tel qu’il lui ouvrirait les portes de... Lire la suite (Septembre 2017)
  • « Les hommes d’argile »
    Sulayman est un jeune homme heureux. Il se contente de peu, vit en parfaite harmonie avec la faune et la flore de sa région. Il aime pétrir l’argile et faire naître de ses mains des objets et des... Lire la suite (Septembre 2017)
  • « Gauguin, voyage de Tahiti »
    En 1891, Gauguin décide de quitter sa famille aimée, ses compagnons peintres et de partir pour Tahiti où il imagine, selon une image idéalisée des îles, qu’une vie facile lui permettra de se consacrer... Lire la suite (Septembre 2017)
  • « Home »
    A sa sortie de prison, Kevin dix-sept ans, est recueilli par sa tante et son oncle. Ce placement en famille et un stage en plomberie devraient permettre un nouveau départ à cet adolescent bien... Lire la suite (Septembre 2017)