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jusqu’au 26 novembre

La Mère, de Brecht, par Jean-Louis Benoit Théâtre de la commune d’Aubervilliers - partenaire réduc’snes

En 1932, Bertolt Brecht écrit La Mère, librement adaptée du roman de Gorki. La pièce dénonce la propagande menée en Allemagne contre l’union soviétique et du coup les représentations de la pièce sont régulièrement interrompues par la police. Elles finissent par se réduire à de simples lectures publiques. Les positions de Bertolt Brecht contre le régime nazi le contraignent à l’exil en 1933 et dès lors ses œuvres sont interdites en Allemagne.

La mère est l’histoire d’une éducation à l’envers où le Savoir et l’éveil de la conscience sont transmis par la jeune génération à celle des anciens, du fils à la mère. Pélagie Vlassova, femme du peuple est d’abord hostile à l’engagement politique de son fils. Mais elle s’éveille bientôt aux motivations qui le guident et finit par l’accompagner dans sa lutte. A la mort de son fils, c’est elle qui reprendra le flambeau.

Maxime Gorki
est un romancier dramaturge autodidacte. Orphelin très jeune, il exerce différents métiers et très tôt s’engage dans la lutte de la classe ouvrière. A vingt quatre ans, il publie sa première nouvelle et devient vite célèbre grâce à sa connaissance du langage populaire acquis auprès des vagabonds et des marginaux qu’il a côtoyés. Il introduit dans la littérature russe des personnages écartés de la société ainsi que le monde pittoresque dans lequel ils vivent. Ses romans connaissent un immense succès et il devient le symbole de la lutte contre le régime tsariste. A la défaite de la révolution en 1905, il est emprisonné. Relâché, il s’exile aux Etats-Unis où il est mal accepté. C’est à cette époque qu’il écrit La Mère.

Jean-Louis Benoit est Directeur du Théâtre de La Criée à Marseille depuis 2001.
Depuis Un conseil de Classe très ordinaire en 1981, il a mis en scène des textes dont il est l’auteur - Une nuit à l’Elysée, La nuit, la télévision et la guerre de Golfe, Les vœux du Président ou Le procès de Jeanne D’arc, veuve de Mao Tsé Toung...- mais aussi Shakespeare et Tchekov.
Après avoir monté plusieurs fois Molière à la Comédie Française - Les fourberies de Scapin ont été récompensés par le Molière de la meilleure pièce du Répertoire - on a pu voir plus récemment sa mise en scène de Retour de guerre et Bilora de Ruzzante à Aubervilliers.
Pour mars 2007, il prépare au Théâtre national de Chaillot Du malheur d’avoir de l’esprit d’Alexandre Griboîedov.
Francis Dubois

Théâtre de La Commune, 2 rue Edouard Poisson Aubervilliers.
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits mais sur réservation impérative) : 01 48 33 16 16 info@theatredelacommune.com
www.theatredelacommune.com

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