Réforme de l’évaluation

L’évaluation fait débat Quels principes ?

La question de l’évaluation des professeurs fait partie des thèmes régulièrement convoqués par les nouveaux gouvernements, objet de nombreuses controverses et propositions.

La période actuelle n’y déroge pas et, après avoir abrogé en 2012 le décret Chatel, les responsables actuels du ministère ont mis en chantier une nouvelle mouture d’évaluation.

LE PRINCIPE PREMIER

Le SNES-FSU, fort de principes bien ancrés sur le métier, réfléchit depuis longtemps au sujet et a combattu et combat les réformes contraires à la prise en compte des réalités de l’exercice professionnel des professeurs, tout en manifestant la volonté de voir évoluer un existant non satisfaisant.

- Le principe d’une déconnexion de l’évaluation et de la carrière est fondamental, pour laisser ouvertes les possibilités d’une évaluation ayant pour finalité les échanges professionnels, une réflexion sur le lien entre pratiques et meilleure appropriation des savoirs par les élèves, l’apport de la recherche et de la formation.

Une fois ce principe posé, des questions restent cependant ouvertes : qui doit évaluer, comment, avec quels objectifs ?
Si est récusée l’intrusion du chef d’établissement dans une appréciation de l’enseignement dispensé en classe, l’évaluation par l’inspecteur doit-elle embrasser toutes les composantes de l’activité ou se limiter à la conformité du travail avec les normes imposées par l’institution ?
Quelle place donner à la prise en compte du travail collectif, souvent informel, en tension possible avec la liberté pédagogique que nous défendons ?

Dans tous les cas, le maintien d’une double évaluation est impératif, dans le respect des compétences de chacun, inspecteur comme chef d’établissement. Des critères les plus explicites possible doivent présider à l’évaluation en évitant des grilles découpant le métier en succession de tâches, sans rendre compte de son unité.

Que pensent les personnels ? Résultats de la consultation d’octobre.

Se syndiquer au SNES-FSU, syndiquer de nouveaux collègues, c’est se donner les forces collectives dont nos professions ont besoin pour revaloriser tous les aspects de nos métiers, nos carrières, nos salaires.

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