Compte-rendus de stages

JRD novembre 2003

Stage national du 5 novembre

Il a réuni des professeurs de lycées de 11 académies. Indignation des collègues face aux dires du ministre de l’Education nationale qui venait de proposer la bivalence aux collègues en sous service et notamment aux collègues d’allemand. Incohérence du ministre qui affirmait quelques jours plus tôt vouloir sauver l’enseignement de l’allemand .

Au lycée, de nombreux chefs d’établissement ne respectent pas le BO n° 16 du 18/04/2000 et imposent aux collègues 2 h au lieu de 3, alourdissant ainsi leur charge de travail. Il arrive qu’après intervention syndicale, un recteur somme un chef d’établissement de respecter les textes mais la plupart du temps, DGH oblige, le nombre d’heures varie d’une classe à l’autre sans souci d’équité. Quant aux nouveaux modes d’organisation (circulaire du 30/08/2001) ils sont imposés aux collègues qui subissent des pressions des IPR. L’instauration de groupes de compétence (c’est-à-dire de niveau) exige une évaluation après une observation d’un mois. Une longue concertation entre collègues - qui n’ont reçu aucune formation - est nécessaire or aucune moyen supplémentaire n’est dégagé. Les critères d’évaluation adoptés sont ceux - très discutables - du cadre commun européen de référence, mieux connu sous la forme d’auto-évaluation qu’est le portfolio.

Au collège, l’expérimentation des 2 LV en 6ème se déroule à grande échelle dans certaines académies. Les langues concernées - surtout l’anglais et l’allemand - sont enseignées avec des horaires qui varient selon les établissements. Beaucoup de questions sur cette expérimentation dont nous attendons un bilan avant d’envisager une généralisation : quelles langues ? quels horaires, quels élèves ? quel lien entre cette expérimentation et l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire ?

A noter que, dans son rapport 2003, L’IGEN souligne de nouveau les difficultés de l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire : hégémonie de l’anglais, insuffisance d’enseignants qualifiés, absence de concertation entre enseignants du 1er et 2° degré. La responsable du secteur collèges a présenté le projet de la nouvelle 3ème : 24 h d’enseignement commun et 4h30 d’enseignement obligatoire au choix dont 3h pour une LV2 ou pour DP (découverte professionnelle). Certains élèves de 3ème pourraient abandonner la LV2. D’autres pourraient choisir une LV3 en enseignement facultatif (voir US n°592)

Jean-Marie MAILLARD (CSEE) a présenté l’enseignement des LV en Europe insistant sur le grand écart dans tous les pays entre l’affichage de diversification et la réalité. Il a conclu par la nécessité d’interpeller parlementaires, experts, autorités nationales et européennes afin d’obtenir une réelle diversification, une clarification des objectifs de l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire (apprentissage d’une LV ou éveil aux LV ?) ; un enseignement des LV pour tous dans le cadre d’une scolarité obligatoire solide, une formation initiale et continue des enseignants de LV qui soit à la hauteur quantitativement et qualitativement.

Thérèse Jamet-Madec

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