Rapports

IGEN : rapport sur la mise en oeuvre de la réforme du lycée (parties LV)

Ce rapport (en PJ et ici : http://www.education.gouv.fr/cid595...) évoque des causes de la difficulté de mise en place de la réforme du lycée, comme le nombre insuffisant de lycées, l’exigüité de certains qui ne permet pas d’appliquer la réforme, les suppressions de postes et la non concertation sur les programmes et les épreuves.

Il pointe aussi des aspects pourtant prévisibles, concernant les langues vivantes, que nous avions dénoncés dès le départ :

- la concurrence entre les établissements qui provoque la fuite d’élèves dans certains cas :

Citation : "D’autres, souvent situés dans les grandes villes, ont adopté une stratégie d’offre de langues rares et de sections internationales qui les rend attractifs mais il n’est pas question de partager avec les lycées voisins [...]."

- la lourdeur de l’organisation des groupes en barrettes :

Citation : "Avec l’extension de la réforme en première, avec sa structuration en séries, cette complexité s’amplifie encore et devient pour les équipes de direction un casse-tête [...]."

Cette organisation a des conséquences négatives relevées dans le rapport : perte de temps et d’énergie, beaucoup de déception et d’insatisfactions. En outre, les enseignants se retrouvent fréquemment avec des élèves qu’ils ne connaissent pas sans pourvoir suivre leurs propres élèves.

- le manque de formation des collègues qui n’arrivent pas toujours à expliciter les attentes, alors que "l’explicitation de ce qu’on attend de lui (l’élève) et du vocabulaire utilisé constitue un facteur clé d’efficacité des apprentissages."

Le rapport dit qu’il faut couvrir ce besoin de formation "en urgence". A noter que le SNES souligne depuis des années la quasi disparition de la formation continue.

- le déficit de l’oral en classe.

Le rapport dit l’importance de l’expression orale qui "permet de travailler des compétences qui ne sont pas spontanément identifiées par les élèves comme des besoins : en LV, comprendre l’échange oral (parler, certes, mais aussi écouter et comprendre".

Certes, mais comment développer l’expression orale dans des classes pléthoriques ?

- le manque de travail de concertation.

Mais le rapport ne propose pas de solution.

En bref, il s’agit surtout de faire toujours mieux avec les mêmes moyens. Une solution proposée par le rapport est de rendre les établissements plus autonomes, alors qu’il souligne les disparités entre établissements. Une autre solution envisagée est de réduire les heures de première chaire car cela constituerait "une économie non négligeable" !

Pour l’heure , il est donc urgent de signer et de faire signer la pétition SNES/APLV :

http://www.snes.edu/petitions/index...

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