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Un film de Hirokazu Kore-Eda (Japon)

"I Wish" Sortie en salles le 11 avril 2012

Sur l’île de Kyushu, au Japon, deux frères se retrouvent séparés à la suite du divorce de leurs parents.

Koichi, 12 ans, va vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud, à proximité du volcan Sukurajima. Le benjamin, Ryunosuke est resté auprès de son père, un musicien, guitariste rock, dans le nord de l’île.

La séparation des deux frères est douloureuse et Koïchi souhaite par-dessus tout que sa famille soit de nouveau réunie, même si cela doit passer par l’éruption dévastatrice du volcan.

Avec l’inauguration du nouveau TGV qui relie le nord et le sud de l’île, naît chez Koïchi l’idée d’organiser un voyage avec quelques amis complices jusqu’au point de croisement des deux trains où le miracle d’une rencontre pourrait survenir.

Mais les deux frères verront-ils le miracle se produire et leurs vœux se réaliser ?

L’idée de "I wish" est née du désir de faire un film dont le récit tournerait autour de la nouvelle ligne de TGV Shinkansen du Kyushu inaugurée le 12 mars 2011.

Il ne s’agissait pas de promouvoir le Shinkansen, pas plus que de faire un film sur l’île de Kyushu, mais de trouver un support à une histoire propre à émouvoir, dont les personnages seraient des enfants.

La production a fait appel à Hirokazu Kore-Eda qui, dans ses films précédents, notamment "Nobody knows" avait montré un talent tout particulier pour capter le monde de l’enfance, en traduire l’émotion et les débordements d’imagination.

Ici rien n’arrête le désir des enfants de voir se reconstruire ce qui a été détruit, de voir se reconstituer la cellule familiale et le long cheminement obstiné du petit groupe à travers le paysage urbain, puis à travers la campagne, saisi en longs plans fixes, reflète la force de leur détermination.

"I wish" , par sa ligne narrative, s’apparente à certains mangas où un récit simple et parfois naïf conduit à un regard nouveau sur le monde, à l’apprentissage et à l’accès à la maturité.

Ce film de Kore-Eda, derrière l’aventure des enfants, aborde de nombreux thèmes qui sont chers au cinéaste et distille, avec la candeur de l’entreprise mais également sa hardiesse, une petite musique qui nous renvoie à nos imaginaires perdus, à cette période de la vie où l’on croit encore aux miracles.

Un film entre rêve et réalité cruelle.

Une œuvre touchante qu’illumine le sourire des enfants.

Francis Dubois

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