US 690 du 16 janvier 2010

Histoire des arts : bazar !

Beaucoup de collègues nous
alertent sur les conditions de mise
en oeuvre de l’histoire des arts et
sur le manque de cadrage de
l’épreuve. Le SNES s’est d’ailleurs
adressé au ministère pour exiger
un cadrage de l’expérimentation
et a demandé une audience au
nouveau directeur de la DGESCO(1).

Quelques rappels (voir note plus exhaustive
dans la partie histoire des arts du site du
SNES : http://www.snes.edu/-Histoire-des-arts-nouvel-.html).

- En aucun cas les enseignants ne doivent
sacrifier leurs programmes. L’histoire des arts
découle des disciplines et non l’inverse. Les
25 % en histoire et les 50 % en arts plastiques
et éducation musicale annoncés par Sarkozy, et
que le SNES a dénoncés depuis le début, ne
revêtent au final aucune réalité dans les programmes
actuels.

- Ni les IPR, ni les chefs d’établissement, ni
les conseils pédagogiques ne peuvent imposer
des contenus d’enseignement qui sont
définis réglementairement par des arrêtés des
programmes et l’arrêté d’organisation d’histoire
des arts du 28 août 2008. La liberté pédagogique
des enseignants s’exerce dans le
cadre de ces arrêtés.

- Ce sont les équipes qui décident du moment
de l’évaluation des élèves (cf. arrêté du 28 août).

- Il faut s’opposer à toute tentative de rajout
d’une « discipline » histoire des arts dans le bulletin
scolaire : il s’agit d’un enseignement au sein
des disciplines, qui peut ouvrir à l’interdisciplinarité,
et pas d’une discipline ; par ailleurs cela lui
donnerait une importance considérable (évaluation
par le biais du bulletin et d’une épreuve).

- Pour le SNES l’épreuve expérimentale ne saurait
être organisée pendant les cours et devant
les autres élèves. Elle doit porter par ailleurs
exclusivement sur un travail réalisé en classe,
afin de ne pas accentuer les inégalités.
Il est urgent que le ministère prenne la mesure
des problèmes posés. Il faudra bien qu’il entende
la profession qui en a plus qu’assez de l’empilement
des réunions, de l’alourdissement de la
charge de travail, de la dénaturation des métiers,
et de la surcharge évaluative à l’oeuvre.

Sandrine Charrier, contenus@snes.edu

(1) Direction générale de l’enseignement scolaire.

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