Réforme de l’évaluation

Évaluation des personnels... le point sur le dossier

Après la conclusion des discussions sur la revalorisation des salaires et la refonte des carrières, le 13 octobre dernier, la DGRH devait engager les discussions sur les arrêtés définissant les nouvelles modalités d’évaluation des personnels avant leur présentation au comité technique ministériel. A ce jour, où en est ce dossier ?

Seules les grandes lignes des modalités d’évaluation sont connues. Placées à trois moments précis de la carrière, chacune de ces évaluations se déroulera en 4 temps : une visite d’inspection suivie d’un entretien avec l’IPR, un entretien avec le chef d’établissement (CE), la possibilité, pour les personnels, de commenter les propositions d’évaluation de l’IPR et du CE avant de disposer de la proposition d’appréciation de la valeur professionnelle émise par le recteur ou le ministre. Celle-ci pourra faire l’objet d’un appel auprès de celui-ci puis de la CAP compétente.

Des avancées importantes...
Par rapport aux propositions initiales du ministère, le SNES-FSU a d’ores et déjà obtenu la suppression du bilan professionnel, qui aurait dû être établi par le personnel préalablement à son évaluation et remis à l’IPR et au CE. Il a aussi obtenu un cadre national des modalités d’évaluation. Ainsi,une notice et un guide pratique seront établis, tant à destination des personnels pour leur indiquer le déroulement de leur évaluation que pour cadrer les évaluateurs dans leurs pratiques. La double évaluation des CPE et des Psy-EN est aussi acquise.
Le SNES-FSU promeut une lecture offensive des nouvelles modalités d’évaluation et du caractère national de leur cadrage : le poids du management local, qui doit être toujours combattu, sera beaucoup moins déterminant dans l’avancement ou la promotion.

… mais toujours des problèmes
La grille nationale d’évaluation proposée , si elle apporte de la clarté sur les attendus de l’évaluation, laisse penser que nos métiers pourraient être disséqués, ce qui va à l’encontre du rang de cadre A, concepteur de notre métier, que nous sommes. Par ailleurs, certains items peuvent donner un poids trop important des activités périphériques à nos métiers ou donner au CE la possibilité d’évaluer des pratiques pédagogiques ou éducatives.
Enfin, le ministère ne dit rien de la nécessaire évolution des missions des IPR et de la formation des évaluateurs. De plus, un tel schéma d’évaluation rend d’autant plus nécessaire la création de corps d’inspection spécifiques pour les CPE et les professeurs documentalistes issus du corps ou de la discipline, ainsi que le revendique le SNES-FSU.
Le SNES-FSU poursuit ses interventions au plus haut niveau pour obtenir davantage de garanties sur le respect de la liberté pédagogique et une évaluation centrée sur le cœur de métier.

Pour la campagne d’évaluation 2016-2017, un dispositif transitoire est prévu.

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