2002 à 2007

EAF : des changements sans réelle concertation

Vote au CSE : note de service sur les épreuves orales de l’EAF
- POUR 11 (se, sgen, snpden…)
- CONTRE 6 (snalc, fo..)
- ABST. 14 (fcpe, fsu…)

Le 12 décembre 2002 un projet de note de service fixant les nouvelles modalités de l’épreuve orale de l’EAF a été soumis au Conseil Supérieur de l’Education.

Les modifications visant à une certaine simplification de l’épreuve :
suppression de la question introductive à la deuxième partie de l’épreuve
réduction du temps de préparation porté à 30 minutes : l’examinateur disposant des dix autres minutes pour présenter le texte, la question au candidat et pour remplir la fiche d’évaluation
simplification du descriptif. Un nombre maximum de descriptifs devrait être fixé par une lettre aux recteurs.

Colère et déception : aucune concertation à l’origine de ce texte, sur des épreuves lourdes critiquées par beaucoup de collègues.

Certes la nouvelle rédaction a au moins le mérite de la clarté. Il est appréciable qu’on comptabilise enfin le temps nécessaire à l’accueil et à l’évaluation des candidats (mais comment seront comptabilisées les indemnités de l’oral ?). Mais cela suppose qu’on allège la tâche de chacun en diminuant le nombre de candidats par demi-journée et que tous les collègues soient convoqués.

Mais pour le reste la préparation en amont sera toujours lourde. Rien ne garantit qu’en 2003 l’examinateur trouvera dans son centre d’examen les manuels et les photocopies.

Mais ces mesures sont insuffisantes. Rien n’est dit sur l’épreuve écrite, sur le sujet d’invention notamment qui soulève de très nombreuses critiques et qui apparaît pour beaucoup de collègues comme un exercice se dérobant à un apprentissage construit.

L’EAF surtout nécessite une large concertation avec les personnels, une réflexion pour définir ce qu’on cherche à évaluer, des épreuves conformes à l’intérêt des élèves et qui leur assurent un traitement égal.
C’est ce que recommande d’ailleurs le rapport de l’IGEN sur le lycée, daté de juillet 2002 (transmis le 11 décembre) qui souligne à propos de l’EAF : "une réflexion devrait être menée".
De même, l’enquête de l’IGEN sur l’EAF datée de juillet 2002 et transmise le 11 décembre met en évidence par ses remarques les carences énormes en formation continue. Effectivement on a mis en place une réforme des programmes de l’EAF avec des changements importants : notion de séquence, d’objet d’étude, écriture d’invention, nouvelle conception de l’oral sans formation aucune. Au mieux quelques séquences d’information.

Une fois de plus, les enseignants sont dessaisis, considérés comme de simples exécutants. Le SNES demande à nouveau le rétablissement du jury, une réflexion sur les épreuves de l’EAF, leur mise à plat. Il demande également une évaluation des programmes pour une révision indispensable.
Telle a été l’intervention du SNES au CSE. Il est évident que seule l’intervention de tous les enseignants de lettres permettra d’aboutir.

Vote au CSE : note de service sur les épreuves orales de l’EAF
POUR 11 (se, sgen, snpden…)
CONTRE 6 (snalc, fo..)
ABST. 14 (fcpe, fsu…)

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