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Déplacé pour propos déplacé ? L’effet "charlie" à Poitiers : enseignez la philo et devenez... TZR !

Suite à l’annonce officielle de la sanction « choisie » par le recteur de Poitiers pour notre collègue de philo, Jean-François Chazerans, nous avons mis une pétition en ligne (FSU-CGT-FO-SUD). Merci de faire tourner l’info.

Appel à soutien financier

Lien direct vers la pétition : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoListaSignatarios.aspx?pi=P2015N47580

Réponse de J-F Chazerans au recteur (11 mai) : http://www.chazerans.fr/2015/05/ma-reponse-au-recteur/

Soutien des professeurs d’histoire-géo : http://aggiornamento.hypotheses.org/2680

petite revue de presse  :

L’US mag (p.28) http://www.snes.edu/L-US-Mag-no-750-du-4-avril-2015.html

http://www.liberation.fr/societe/2015/03/12/jean-francois-chazerans-le-droit-a-la-philo_1219428

Le Monde (2 mai) : http://www.lemonde.fr/education/article/2015/05/02/le-prof-de-philo-charlie-et-la-liberte-d-enseigner_4626254_1473685.html

http://www.deblog-notes.com/2015/03/le-poivrot-et-le-philosophe-exces-de-zele-apres-charlie.html

Notre analyse en bref :

- Une forte présomption de règlement de compte et donc d’injustice. A travers la sanction qui le frappe, JFC – militant au DAL (droit au logement) très engagé sur Poitiers - règle de toute évidence, un contentieux qui ne date pas de janvier 2015 : d’où la disproportion entre le délit officiel (propos inapproprié) et la sanction (déplacé d’office comme TZR dans un autre département de l’académie).

- Une inquiétante confusion des genres. La frontière entre l’enquête policière (témoins entendus, garde à vue de 8h pour l’intéressé) et l’enquête administrative (indigente) a totalement disparu. Pour des faits graves certes (apologie d’actes terroristes), mais classés sans suite, trouve-t-on légitime qu’une sanction disciplinaire soit instruite sur la base d’un dossier policier transmis au recteur ? Est- ce à la police de se substituer à notre inspection ?

-  Nous demandons à pouvoir exercer notre métier sans craindre à tout moment, d’être suspendus (et déplacés), a fortiori lorsque le nouveau programme d’enseignement moral et civique sollicite notre "engagement" républicain pour enseigner la laïcité. Car l’opinion parfois hostile que nous avons à interroger en tant que professeur de philosophie, ne doit pas servir de prétexte administratif à une présomption de culpabilité, sauf à céder dangereusement aux pressions locales et à rendre impossible notre enseignement.

Remarque : le SE et le SGEN n’ont pas souhaité soutenir la pétition parce qu’il ne faut pas contester la décision démocratique du conseil de discipline !!!

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