Montpellier

Compte-rendu du stage SNES des documentalistes du 7 mars 2006 Montpellier

17 documentalistes présentes représentant différents départements (Hérault, Gard, Aude, Pyrénées orientales)
Journée animée par Françoise Sureda
Visite de Frédérique Thonnat du S3 Montpellier

Le matin, après un retour sur l’entrevue entre Françoise Sureda et les IPR (voir compte-rendu joint), l’échange a porté sur la carrière et les statuts, avec de nombreuses questions sur les points suivants, principalement :

Problème du nombre de postes avec les départs à la retraite remplacés pour moitié seulement, et le nombre de postes aux concours revus chaque année à la baisse.

Problème de la formation continue qui se réduit à une peau de chagrin. Les formations sont d’autre part proposées de plus en plus souvent hors du temps d’enseignement.

Problème de l’avancement qui reste très aigu avec essentiellement trois aspects très douloureux :
La question de l’agrégation demeure toujours très vive. Certaines documentalistes qui peuvent y prétendent se demandent même si elles ne vont pas demander l’agrégation dans leur discipline d’origine par intégration, pour faire bouger les choses.

Problème des inspections (et par voie de conséquence des notations) : non seulement pour le fait que même demandées elles se font rares, mais aussi pour le fait que lorsque l’IPR se déplace, il ne joue pas le jeu de booster une carrière (un rapport élogieux = 2 à 3 points de plus) Les documentalistes ne décollèrent pas du peu de considération qui leur est porté et de la stagnation des carrières et qualifient la situation de scandaleuse.L’accès à la hors classe qui semble tellement difficile pour les raisons évoquées plus haut.

Tout ceci génère un découragement certain.

L’après-midi, le débat porte sur le métier... et ses revendications. Les demandes du SNES d’une véritable formation à l’information documentation, totalement ignorée dans la loi d’orientation, ne font pas l’unanimité. Plusieurs documentalistes relatent leur expérience d’heures d’enseignement imposées et directement intégrées dans l’emploi du temps des élèves. Les cas de figure sont tous différents (les publics et les niveaux concernés, les contenus, les horaires attribués, le déroulement dans le temps). Pourtant, toutes s’accordent à reconnaître que par ce biais, une progression des apprentissages semble enfin possible et que l’autonomie des élèves s’en trouve accrue. Pourtant, on déplore le manque de référentiels sur lesquels s’appuyer pour une progression cohérente. Les avis sur la question sont très partagés, la plupart des personnes se montrent très prudentes voire réticentes ; une seule certitude : il est très difficile en l’état actuel des moyens (moyens d’enseigner et de fonctionner), d’imaginer une harmonisation et une généralisation de ces pratiques. Les documentalistes présentes demandent la plus grande prudence face à ce genre de revendication.

Compte-rendu fait par Brigitte Monteils

Vous pouvez réagir à ce compte-rendu et en particulier au débat sur le métier en écrivant à destination de Françoise Sureda s3mon@snes.edu ou à documentalistes@snes.edu

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