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Compte rendu de la réunion du groupe SVT-SNES Mercredi 9 mars 2005

Programmes de collège

Le SNES, à la Commission Spécialisée Collège, est fortement intervenu contre « l’individualisation » des responsabilités, très présente dans l’introduction commune aux sciences et dans les thèmes de convergence. Cela est encore plus net au vu de la réforme Fillon.

Evaluation de Capacités Expérimentales

Problème de convocation, paiement des heures, contrôle continu.
Nous avions fait venir spécialement Roland Hubert(responsable du secteur lycée) pour voir ensemble comment répondre aux questions des collègues, présentes en particuliers sur la liste de diffusion.

La situation a été créée il y a un certain temps par le contrôle continu en EPS pour le Bac. En fait, l’évaluation des élèves au sens général fait partie de nos missions (c’est inscrit dans notre statut.). De fait, avec nos élèves pendant l’année, nous utilisons, surtout, une évaluation formative. Par contre, le Bac n’est pas « formatif », il s’agit d’une évaluation certificative. Certains moments de cette évaluation sont hors emploi du temps, parfois hors temps théorique de l’élève (juillet) et hors établissement de l’examinateur. C’est parce qu’elles sont un travail supplémentaire, qui d’ailleurs ne concerne pas tous les enseignants, qu’il existe des indemnités pour des épreuves du Bac. Des textes existent pour réglementer ce financement, sans qu’un texte spécifique fasse obligation de ce financement. Autrement dit, l’exigence d’indemnités n’est pas automatiquement « plaidable » par exemple par un recours au Tribunal Administratif. Et n’oublions pas que lorsqu’on perd au TA, cela crée une jurisprudence négative.

L’administration utilise le fait que l’évaluation est dans l’établissement, sans déplacement, sur des horaires de travail, sans convocation...pour refuser le droit à indemnisation. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation. Bien évidemment, il sera difficile d’obtenir un texte national. Le rapport de force local est donc indispensable pour nous aider à peser sur le ministère (c’est toujours mieux quand l’administration ne peut pas nous répondre : « nous n’avons aucune remontée de protestation des établissements ou des rectorats... »).
Nous nous retrouvons en fait devant le problème de l’évaluation locale que le ministère veut développer pour des raisons de simplification d’organisation (ce sont les établissements qui organisent, et c’est pourquoi le BO 44 du 28 novembre 202 mettait en place une commission d’évaluation dans l’établissement pour l’évaluation des TPE), et d’économie (pas de déplacement en utilisant les arguments précisés ci-dessus).

C’est donc d’abord un rapport de force au local, même s’il est moins juste qu’un texte national puisque divers, qu’il faut arriver à imposer.

- Convocation :
- l’ECE est une part d’une épreuve de bac, il faut donc exiger d’être convoqué. Cette convocation devrait être un ordre de mission rectoral. En fait, ce pouvoir de convoquer est souvent délégué par le recteur au chef d’établissement au niveau de l’établissement.

- Avec cette convocation, valant ordre de mission, demander une feuille de frais afin de pouvoir noter le nombre d’heures passées pour l’évaluation. Exiger du chef d’établissement un paiement. C’est à lui à se débrouiller pour obtenir le financement du rectorat.

- En tant qu’examinateur d’épreuve de bac, exiger de faire un Procès Verbal (même s’il n’est pas obligatoire) afin d’y inscrire la liste des notes. Rappelons que dans une épreuve de bac, la loi interdit qu’un professeur puisse évaluer un de ses élèves. Puisque nous sommes ici dans un contrôle en cours de formation (CCF), il n’est pas rare que des professeurs aient quelques uns de leurs propres élèves (CR de l’enquête ECE SNES-SVT de 2004). La difficulté a été « détournée » par le ministère : les professeurs proposent une note, celle-ci est validée par un jury qui est donc l’entité qui met la note. Les examinateurs de l’ECE, comme des TPE, n’étant que « associés », ils ne sont pas au jury.
Le procès verbal, rempli et signé par le professeur, permet alors d’avoir une trace sûre de son travail.

- Commission d’harmonisation : en SP (où l’ECE était déjà au bac), il n’y en a pas. Ce sera sans doute la même chose. Sur quelle base harmoniser d’ailleurs ? Cette partie de la note (/4) est en fait obtenu sur des élèves qui sont dans des jurys différents et ils ont eu des sujets différents. Seul l’IPR pourrait faire ce travail. Il le fait parfois mais en regroupant les notes par sujet.

- Refus de faire passer l’ECE ?
Certains collègues, n’ayant pas de TS depuis un certain temps, se trouvent parfois gênés pour faire passer cette épreuve. Certains souhaitent pouvoir refuser. Si le problème est réel, on ne peut pas refuser sur le fait que l’on n’avait pas de TS ou pas connaissance de tel logiciel, de telle manipulation. A cela, deux raisons au moins :

- nous sommes professeurs de lycées et collèges et nous sommes censés être donc capables sur tous les niveaux ; notons que, par exemple, les épreuves facultatives d’arts plastiques et d’éducation musicale sont corrigées en grande partie, faute de profs enseignants en lycées et qui sont en priorité convoqués pour les épreuves de spécialités de L, par des professeurs de collège.

- le SNES demande que les convocations (toutes épreuves confondues) soient sur un vivier large de façon à ce que chaque examinateur ait un travail plus restreint (nombre de copies moins important par ex.) et que les épreuves durent moins longtemps.

- mais cette ECE est un vrai travail, qui se prépare et donc qui nécessite une rémunération, le SNES la demande.

Dans le mouvement lycéen actuel, les élèves disent qu’ils sont contre le contrôle local (l’ECE en est) malgré les pressions qui peuvent s’exercer ça et là (rappelons que les fédérations de parents, le SGEN et le SE demandent depuis des années l’extension du CC et du CCF dans le bac !). En fait, les élèves exigent avant tout plus de justice sociale et celle-ci n’existe pas dans le contrôle local.

Analyse des sujets pour cette année.
Ils sont parus sur le site de l’Académie de Grenoble, et devraient arriver dans les établissements en CD.
A première vue, on retrouve évidemment les mêmes. Leur évolution sera à voir progressivement. Par contre, une nouveauté de taille (scientifiquement !) : pour quelques manips d’immunologie, il est proposé de faire avec les vrais produits (coûteux et longs) ou avec des produits de substitution « mimant » les vrais, l’élève étant prévenu.
Cela a provoqué des réactions violentes de tous les présents : un mensonge dans une démarche scientifique, pour problème de financement, quelle place de l’expérience ?!!
Une puce a été fait pour l’US sur ce point. Un courrier a été envoyé aux IG : le lire.

Projet de loi sur l’Ecole et SVT

Le projet voté par l’Assemblée Nationale est disponible à l’adresse suivante www.loi.ecole.gouv.fr/documents/uploaded/PROJETDELOIainsiamende.pdf
Le courrier du S1 s’est penché sur la loi, nous avons regardé quelques points touchant plus particulièrement les SVT :

- brevet : SVT-SP seront en « concurrence » avec HG. Or, en troisième, « le conseil de classes [du 3ème trimestre] se fonde tout particulièrement sur les résultats obtenus au brevet ». Comme l’idée d’une option « scientifique » en 3ème est toujours présente dans la tête de nos IG, l’affaire est à suivre sérieusement. Rappelons que nous sommes contre une option scientifique en 3ème, aux horaires prélevés sur d’autres matières, et tant que les dédoublements n’existent pas.

- Santé scolaire : L’infirmière « participera, en liaison avec les professeurs concernés, à l’éducation des élèves aux questions de santé ... ». Sachant que, dans les thèmes de convergence ( éducation à la santé, il est précisé de façon ambiguë que le professeur de SVT veillera à une coordination scientifique du CESC, il est à craindre qu’un principal un peu zélé ne veuille obliger le professeur de SVT à être responsable du CESC . Nous sommes contre une telle obligation, c’est le volontariat qui doit primer.

- les décharges spécifiques désormais non justifiées devront être réexaminées : on peut toujours dire que les nôtres sont justifiées mais quant on sait combien de collègues de collèges n’ont toujours pas l’heure de préparation, voire l’heure de labo, on peut craindre que celle-ci ne soient aussi dans le collimateur des économies.

- la première S pourrait inclure un enseignement d’histoire des sciences et des techniques : nous avons demandé, lors de la constitution des actuels programmes de S une part de l’histoire des sciences. Elle est réduite à la génétique en spécialité.

- l’Education à l’environnement pour un développement durable « ...est une composante nouvelle de la formation civique des élèves...à travers de nombreuses disciplines » : c’est ce que l’on voit dans les thèmes de convergence.

Au travers de ces quelques exemples, on ne voit pas grand-chose de bon dans ce projet voté par l’Assemblée Nationale.

Prochaines réunions du groupe :

La période qui vient va être chargée des congrès puis des vacances de Pâques. Il faut donc aller jusqu’en mai pour la prochaine réunion :

-  mercredi 11 mai

-  mercredi 22 juin. Cette réunion pourrait être consacrée plus particulièrement au lycée : bilan de l’ECE, des épreuves écrites de bac.

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