Actualités

Compte rendu de l’entrevue IG-DGESCO du 9 juillet 2012

Pour le MEN : X. Turion (adjoint DGESCO), J-M. Huart (ss directeur,
lycées et FTLV), I. Robin (chef bureau lycées GT)
J-Y. Capul (ss directeur programmes d’enseignements), V. Fouquat (chef
bureau des programmes d’enseignement).
Inspection Générale histoire-géographie : Mr Hagnerelle

Pour le SNES : Alice Cardoso, Véronique Servat, Valérie Sipahimalani,

1 Le lycée :

• Rétablissement de l’HG en Terminale S et ses conséquences :

DGESCO : La seule réponse officielle est dans la lettre aux enseignants. Pour l’instant nous n’en savons guère plus mais nous étudions différents scénarii dont celui de son rétablissement dès 2013. Nouvelle formule de 1ère en 2013 et rénovation de la Terminale viendrait en 2014.
Inspection Générale : le problème de cette hypothèse est que cela conduirait les enseignants à traiter 2 nouveaux programmes en S la même année, l’hypothèse est donc compliquée.
Le travail sur les différentes options y compris la suppression de l’épreuve anticipée dès 2013 pourrait s’enclencher dès cet été.

SNES : Ne revenons pas sur les critiques déjà formulées concernant le programme (lourdeur, forme de l’écriture, études de cas et mises en perspectives) et les contours de l’examen … Nous pensons qu’il faut revoir la façon dont l’épreuve est définie.
Dans l’urgence des allègements de programmes sont nécessaires, ce n’est pas satisfaisant mais entre la peste et le choléra nous prendrons le moins mortel. Pour l’épreuve, il serait souhaitable d’alléger le nombre d’exercices et de laisser plus de choix.
Un programme spécifique pour les S sera-t-il mis en place ou programme commun en 1ère ? La réforme du lycée ayant bouleversé les équilibres entre les disciplines tout rétablissement de l’HG en terminale S obligera à revoir cet équilibre global. Il faut préciser que toute modification induit de repartir pour un cycle de consultations puis de votes en CSE.
XT : Nvx programmes de 1ère ne pourront entrer en vigueur avant 2013.
VS : le scénario en montée pédagogique est plus favorable.
XT : il n’y aura donc plus d’épreuves en 2014 alors qu’il y a aura eu 2 en 2012.

SNES : pour 2013, les remontées montrent que l’option HG en TS n’est pas ouverte partout, loin s’en faut.
IG : La non ouverture vient d’un manque de volonté des recteurs. Certains trouvent les moyens pour ouvrir l’option d’autres non.

• Epreuve anticipée cette année :

SNES : En plus de la lourdeur du programme, se pose la question du nombre de croquis à travailler avec les élèves. Nous demandons que le nombre de croquis soit limité de façon transparente et claire. Les infos à ce sujet cette année ont circulé de façon souvent contradictoire entre l’IG et les IPR et les collègues. Beaucoup de collègues se sont plaints des sujets qui portent sur des points précis du programme correspondant à quelques heures de cours si bien que les copies ressemblent à des récitations.
Les sujets Europe-Afrique ont clairement montré les limites des instructions des IPR, pas totalement « officielles" sur le nombre de croquis. Pourquoi un sujet portant à ce point sur les marges du programme alors que le nombre de questions était aussi élevé. Enseignants et élèves sont particulièrement révoltés, et il y a de quoi.
IG : On ne limite pas le nombre de croquis. Nous ne souhaitons pas donner de liste, mais on a fait passé des consignes aux IPR qui ont relayé. Il n’y a pas plus de 7 ou 8 croquis à connaître ! On a vu n’importe quoi, des listes de 40 croquis ! Cette année tous les croquis donnés étaient dans les clous à l’exception de celui tombé sur les sujets Europe Afrique. De même pour les sujets de l’épreuve anticipée. on vous a dit 10 fois que vous vous placez trop dans la perspective de Terminale. Vous n’avez pas compris les attendus de l’épreuve parce que notamment vous avez insisté pour qu’on garde le terme « composition ». Il faut en attendre moins en quantité (2 pages). Tant qu’on n’accepte pas de diminuer le niveau d’exigences on ne sera jamais d’accord. La question de la guerre d’Algérie est attendue, et correspond à un libellé du programme qui porte bien sur deux heures de cours. Nous défendons le fait de poser une question de cours pour valoriser les élèves qui ont travaillé dans l’année. Cela satisfait une grande majorité d’enseignants. Le débat entre synthèse et restitution est un débat qui n’est pas lié à l’épreuve anticipé, il est bien plus ancien. Le choix de resserrer sur un intitulé de question moins large satisfait bien les collègues d’après nos remontées.

SNES : Nos remontées ne sont pas les mêmes ! Ce que vous dites fonctionne éventuellement pour les élèves très bons mais pour les élèves moyens il faut élargir la base du sujet pour limiter la déperdition d’informations qui s’opère entre le cours et l’examen. On pourrait évaluer alors autre chose que la restitution pure et simple du cours. Nous ne pensons pas que cela corresponde à la vision que les professeurs d’histoire géo se font de leur métier en lycée. 


SNES : Propositions d’allègements de programme en 1ère :

En Histoire :
Les économies monde successives.
Gouvernances mondiales au lendemain des conflits (SDN et ONU)
De nouvelles conflictualités depuis la guerre froide : à traiter en géographie (géopolitique) sans doute.
Les totalitarismes nécessitent plus de temps donc retirer le face à face avec les démocraties et la partie sur la sortie des totalitarismes.
Traiter la décolonisation sans passer nécessairement par deux études.
La naissance de la Vème république à repousser en terminale

En géographie :
Alléger sur le territoire de proximité et la région
Supprimer une partie du thème 2 qui reprend beaucoup le programme des secondes. (mettre au choix les edc sur les territoires de l’innovation par exemple)
Retirer « discontinuité etc.. » sur les territoires ultra marins
Retirer la France dans la mondialisation

Cela doit dégager du temps pour la méthodologie car le programme charrie beaucoup de notions, tant et si bien que cela pénalise le travail sur la méthode, la compréhension des démarches propres à l’histoire ou à la géographie.
A cela s’ajoute que votre programmation ne prend en compte ni les contrôles ni leurs corrections. Quand vous dites « 2 heures sur la guerre d’Algérie », c’est penser que l’on traite le thème sans faire d’évaluation ni de correction.
Nous tenons à rappeler en outre que certains collègues ont saisi la liberté de naviguer différemment dans le programme, ce qui n’a pas toujours été simple avec les IPR.

L’ IG : Les professeurs ont fait des remontées de plus en plus rassurantes au fil de l’année, malgré un retour du stress sur la fin qui nous amène et eux aussi à penser qu’ils ne traiteront pas le début de la même façon. Le souci vient du fait que c’est la 1ère année.
Au bout de quelques années à traiter un programme cela va mieux, on fait des choix, on maîtrise mieux et on comprend mieux ce qu’on exige à l’examen. Le problème vient surtout de là.

SNES : Vous avez certes raison concernant le temps nécessaire à la prise en main par les enseignants de tout nouveau programme , sauf que dans le cas présent, le désarroi a été beaucoup plus massif et plus marqué et surtout il y a quelque chose de tout à fait inédit : les profs disent que leurs élèves ne suivent pas et ne comprennent pas ce qu’ils étudient en cours. De fait, c’est là que se situe la souffrance des enseignants, le sentiment général du « métier empêché ».
IG : c’est pourquoi nous évaluons de très près cette année écoulée…on est en phase d’observation et d’analyse très fine de l’année écoulée. Vos soucis sont les nôtres. Le stress est bien moins fort en L ou ES.
SNES : Cela s’explique très facilement ! Les collègues « choisissent » de ne pas finir le programme pour permettre à leurs élèves de comprendre son contenu.

• Propositions d’allègements pour la Terminale :

SNES : Pour la Terminale, on vous propose de supprimer aussi la première question (« patrimoine », dont la problématique est confuse ou trop complexe à aborder en un temps si court). La question sur les mémoires suffirait amplement pour traiter le rapport des sociétés à leur passé. Le thème 2 : écritures trop proches du supérieur. Supprimer ou mettre au choix une des 3 questions.
En géo sur le thème 2 : inclure la mondialisation en débat dans la mondialisation en fonctionnement. 
IG : la mondialisation en débat c’est une demande des collègues et syndicats afin de donner une vision moins idyllique de la mondialisation. Nous l’avions distingué exprès pour que cela puisse faire l’objet d’une composition. Alléger le nombre d‘études de cas dans le thème 3 ( en supprimant EU-Brésil par exemple) irait aussi contre la volonté des collègues d’après mes informations

L’Inspection générale marque sa plus grande réserve pour les allègements possibles, et même pour une modification des épreuves anticipées si elles devaient avoir lieu cette année 2013.

1 Collège :

• Question du nouveau brevet :

IG – DGESCO : Il y a eu une réunion spéciale sur le brevet après le CSE. Sur les sujets 0, possibilité d’en présenter d’autres. Cela fait des années que les remontées sont très négatives sur les 3 séries. Il faut penser des épreuves pouvant être passées par tous les élèves de 3°. Le paragraphe argumenté valorisait les très bons élèves. La démarche propre à celui–ci de partir des documents pour y intégrer dans une démonstration des connaissances ne convenait pas car trop difficile. Les nouvelles épreuves sont l’aboutissement des rénovations effectuées au collège depuis plusieurs années. Elles sont animées d’une autre logique : varier les exercices pour permettre à tous les élèves de réussir. La rédaction n’a pas disparu puisqu’une réponse de 20 lignes est exigée soit en histoire soit en géo.

SNES : Le bilan négatif vient aussi de la médiocre qualité des sujets et de leur décalage souvent net par rapport à ce qui en est donné comme définition (voir les sujets tombés cette année qui n’ont pas de caractère argumentatif par exemple). Dans cette nouvelle épreuve nous demandons à ce qu’une cohérence historique soit établie entre les questions ce que ne montrent pas les sujets 0 qui questionnent l’élève dans un premier temps sur la Révolution pour passer au nazisme ensuite.

Autres articles de la rubrique Actualités