Archives 2008

Compte rendu de l’audience avec P. F. Gachet (Degesco)

Compte rendu Audience PF Gachet à la Degesco le 5/10/06

Le secrétariat de catégorie ( JM Châtelet ; C Remermier) accompagné de Bernard Boisseau co-secrétaire général a été reçu le 5 octobre par Pierre François Gachet sur le dossier des missions des psychologues de l’Education Nationale. Nous souhaitions avoir des précisions sur le devenir de ce texte, son articulation avec un autre texte qui ne concernerait que l’information et l’orientation et formuler un certain nombre de remarques sur le contenu.
M. Gachet a tout d’abord indiqué que le problème de la psychologie à l’Ecole se posait depuis longtemps, que le système n’arrivait pas à faire face à ses propres besoins par rapport à l’expertise. Le cadre est celui de la Loi de Février 2005 sur le Handicap. « L’Ecole va devoir avoir à prendre en charge de plus en plus d’élèves à besoin éducatifs particuliers. »

Le travail engagé par PF Gachet correspond bien à une commande du cabinet :

Première étape : Définir les missions des personnels experts en psychologie. Le travail a été mené dans le courant de l’année dernière, par un groupe de travail, sans représentant syndical mais avec un représentant de l’AFPS (Association Française des Psychologues Scolaires puis de l’Acopf dans la deuxième réunion) ; L’objectif étant de produire un texte

Deuxième étape : Soumettre ce texte aux organisations syndicales
Dans un troisième temps ce texte pourra être transformé en un texte administratif ou juridique, ce qu’il n’est pas aujourd’hui

Parallèlement le cabinet a demandé au bureau de l’orientation dirigé aujourd’hui par M.Chauvet, de rédiger un texte sur l’information et l’orientation propre au second degré.

Quand les deux textes seront à disposition et jugés acceptables par le Cabinet, il y aura une concertation avec les partenaires sociaux.

Nous sommes intervenus pour indiquer notre désaccord avec la méthode qui d’une part scindait les questions de la psychologie et de l’orientation et d’autres part n’associait les organisations syndicales représentatives qu’en bout de course, alors que les textes ont déjà été élaborés et que les changements risquent de rester très marginaux.

M Gachet en a pris acte. Il a regretté que les choses n’avancent pas très vite, en partie à cause de blocages fonctionnels et statutaires.
Le souci de se situer sur les missions à remplir évite de se poser d’emblée la question de savoir qui les accomplit mais, pour nous, le choix de scinder Psychologie et orientation correspond bien à un posture préalable qui génère d’elle-même la réponse à la question ! M Gachet s’est dit peu surpris par notre réaction mais a tenu à souligner que le texte était bien sur le champ des élèves « en grande difficulté et à besoins éducatifs particuliers » et non sur celui de l’élaboration des projets des jeunes.

Nous avons souligné que les propos de notre interlocuteur semblait réduire l’intervention des psychologues de l’Education Nationale à de l’expertise et à la prise en charge des élèves en difficulté. Nous avons également pointé les contradictions entre ce refus de prendre en compte les problématiques de projection dans l’avenir et d’orientation alors que nombre d’élèves y compris « à besoin éducatifs particuliers » allaient devoir construire un parcours de formation scolaire et professionnelle.

Or, aujourd’hui ce sont bien les co-psy qui interviennent auprès de ces élèves.
Enfin les derniers textes sur le handicap et la CDO prévoient bien l’intervention du conseiller d’orientation - psychologue aussi bien dans les équipes de suivi de scolarisation, que dans les Segpa. Donc, même dans cette perspective restrictive, les questions liées à l’élaboration des projets d’avenir et à leur réalisation nécessite la présence des co-psy, en tant que psychologues.

Il ne s’agit pas selon notre interlocuteur de défendre un métier contre un autre ni de redéployer les différents psychologues. L’ambition de la commission est d’interroger l’Education Nationale sur son mode de fonctionnement pour répondre aux besoins d’analyse, d’expertise et de prospective. Si on clarifie les missions des psychologues de l’Education nationale et qu’on met en rapport les 12 Millions et demi d’élèves, on pourra déduire des besoins. Il y a une volonté d’augmenter le nombre de postes à partir d’un diagnostic partagé mais la question d’un nouveau statut (pour les psychologues scolaires) n’est pas à l’ordre du jour.

Nous avons convenu de faire parvenir à M. Gachet nos remarques et propositions concernant le texte.

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