US Magazine 721 du 2 juin 2012

Calendrier scolaire : toujours la valse-hésitation

Une décision concernant le
calendrier scolaire 2012-2013
sera sans doute prise par le
ministre après le CSE du 28 juin.

Suite à un voeu de la FCPE au CSE du
8 juin, les vacances de la Toussaint
seraient allongées de deux jours en
novembre, rattrapés dans l’année scolaire.
Le SNES, favorable à l’alternance « sept
semaines de cours, deux semaines de
vacances »
n’a pour autant pas voté ce voeu
qui ne présentait aucun caractère d’urgence
et posait de nouvelles difficultés.

Rythmes scolaires

Il a estimé que cette question ne
doit pas être traitée isolément
des autres concernant les rythmes
scolaires. Sans être déconnectée
de celle sur les conditions
d’étude des élèves, l’encadrement,
l’alternance des activités et
des modalités pédagogiques
aptes à mobiliser les élèves, elle aura toute sa place dans le cadre d’une concertation
plus large incluant par exemple l’ensemble
des rythmes de vie dans la société, le
temps global de l’élève.

Le ministre entend cependant satisfaire la
demande de la FCPE. Après plusieurs annonces
suivies de démentis, il soumettra au CSE du
28 juin le projet suivant : l’année scolaire se
terminerait le samedi 6 juillet au lieu du vendredi
5 et une journée de cours supplémentaire
devrait être rattrapée l’un des mercredis
3 avril ou 22 mai (date arrêtée par le recteur).
Lorsque des cours sont déjà organisés le mercredi
matin, la journée de cours serait organisée
par demi-journée à ces deux dates.

De plus, le ministre ne cache pas sa volonté
d’inscrire la question des rythmes scolaires au
coeur de la loi d’orientation. Cela pourrait se
traduire par l’ajout de deux semaines de cours
en diminuant d’autant les vacances d’été.

Alternance 7-2

Cela ferait passer la période de cours entre le
retour des vacances de printemps et le départ
en vacances d’été à 12 semaines (au lieu
des 10 prévues pour 2012-2013), ce qui
ne paraît pas raisonnable et s’éloigne
encore de l’alternance 7-2.

Le SNES s’opposera à tout alourdissement
du temps et de la charge de travail
des enseignants provoqué par un allongement
de l’année scolaire.

Il serait en outre inconcevable que soit
imposée une augmentation du temps de
travail des enseignants sans même que
soit évoquée une augmentation de leur
rémunération ou une diminution de leur
maxima hebdomadaire de service.

Fabienne Bellin , Sandrine Charrier

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