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Un film de Renaud Barret et Florent de la Tullaye (France)

"Benda Bilili !" Sortie en salles le 8 septembre

Ricky a un projet. Ou plutôt un rêve. Il s’agit pour lui d’arriver à imposer sa musique et de faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa. Ils sont quelques uns, chanteurs, musiciens handicapés physiques auxquels s’ajoute Roger, un enfant des rues qui n’a qu’un désir, rejoindre les autres musiciens du ghetto qui se déplacent sur des fauteuils roulants et n’ont d’autres lieux de répétition que les allées du Parc zoologique.
Mais comment canaliser ces stars du ghetto et les fidéliser à un projet, les réunir tous pour les séances de répétition suivies ? Il faut pour cela déjouer tous les pièges de la rue à laquelle ils sont livrés et trouver dans le plaisir de la musique, la force d’espérer.
Roger, l’enfant des rues qui, du haut de sa naïveté, espère que la notoriété future lui permettra de payer les frais hospitaliers de sa mère, a inventé, avec une boite de conserve et une corde, un étonnant instrument de musique qui s’intègre parfaitement à l’ensemble de l’orchestre.
Pendant cinq ans, des toutes premières répétitions dans le Parc zoologique, jusqu’à leur triomphale tournée dans les Festivals du monde entier, Renaud Barret et Florent de La Tullaye ont suivi le travail de ce groupe atypique, joyeux et foutraque mais doué d’un talent exceptionnel.
Le film qu’ils ont réalisé est à l’image des individus qui y apparaissent. L’apparent manque de rigueur des répétitions se traduit dans le film par des enchaînements sans recherche, un récit un peu chaotique et des moments qui vont au gré de l’allégresse ambiante, d’une inquiétude, d’un questionnement qui passe dans un regard.
"Benda Bilili" n’est pas un film musical. C’ est une leçon de vie. C’est un hymne au talent et à la bonne humeur, quand ils peuvent comme ici, à force de volonté et de goût de la vie surmonter tous les obstacles.
Des quartiers misérables de Kinshasa jusqu’aux lieux de concerts branchés de Copenhague, l’avancée bancale des Benda Bilili nie sans angélisme, tous les clichés sur le handicap et sur la misère.
Francis Dubois

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