US 767 du 14 janvier 2017

Baccalauréat : Les enjeux de la session 2017

Le SNES-FSU avait alerté le ministère dès cet automne au sujet d’un calendrier des épreuves intenables et a pu faire valoir ses arguments en audience auprès du ministère.

Organisation des examens, des corrections, rémunération, dématérialisation, etc. Tous les aspects du premier grade universitaire ont été abordés à cette occasion.
Face à un nombre de candidats au baccalauréat qui ne cesse d’augmenter (hausse de 4,7 % pour la voie générale et à peine moins pour la voie technologique), l’institution semble peiner à trouver les moyens et les solutions nécessaires pour organiser les épreuves terminales. La question du calendrier est cruciale car elle détermine de fait les délais et les conditions de correction.

Délai de corrections

Le SNES-FSU a obtenu que les épreuves anticipées de français soient avancées et que les épreuves de compétences expérimentales (ECE) se déroulent désormais sur quatre jours mais, hélas, sa demande d’avancée de la date de l’épreuve de philosophie est restée lettre morte. Pourtant, les problèmes sont inévitables, à ­l’instar de la session dernière, car le vivier de correcteurs, déjà insuffisant, n’augmente pas contrairement au nombre de candidats. Ce sera donc toujours davantage de copies à corriger sur un temps toujours limité ! Le ministère affirme vouloir recevoir les représentants des enseignants de philosophie dès maintenant pour désamorcer les tensions mais se refuse à toute mesure concrète. Il est donc prêt à sacrifier le déroulement du bac et la santé des ­personnels sur l’autel de la très idéologique « reconquête du mois de juin ».

« Machinerie bureaucratique au bord de la rupture », « Passage obligé inefficace et inutile », voilà comment le think tank Terra Nova qualifiait le baccalauréat en juin dernier ! On comprend bien l’intérêt de certains à pointer les dysfonctionnements de l’organisation du bac pour mieux le tuer. Il est de l’intérêt collectif de préserver de bonnes conditions d’examens, pour les élèves comme pour les enseignants. Cela passe aussi par une vigilance accrue vis-à-vis, notamment, des convocations, des rémunérations et de la dématérialisation des corrections.

Claire Guéville

Autres articles de la rubrique US 767 du 14 janvier 2017

  • Apprentissage : la mixité des publics
    Apprentissage, le mot est décidément à la mode. Les nombreuses mesures visant à augmenter le nombre d’apprentis fleurissent. À l’inverse, les conditions d’études pour les jeunes et de travail pour les... Lire la suite (Janvier 2017)
  • Chorale : circulaire à réécrire
    Une nouvelle circulaire confirme l’importance de la chorale. Mais, non discutée avec les organisations syndicales, elle oublie de faire référence aux dispositions statutaires concernant leur prise en... Lire la suite (Janvier 2017)
  • Offensive sur les SES
    L’académie des sciences morales et politiques organisera en janvier et février deux colloques sur l’enseignement de l’économie. Michel Pébereau qui vient de démissionner du Haut Conseil Éducation... Lire la suite (Janvier 2017)
  • La voie technologique en question !
    À la faveur d’un rapport sur le bilan de la réforme de la voie technologique, l’Inspection générale en interroge le devenir. Elle la voit en « déclin » tant du point de vue des effectifs que de... Lire la suite (Janvier 2017)
  • Lycéens SDF
    Depuis décembre 2016, les enseignants du lycée Auguste-Blanqui à Saint-Ouen se mobilisent pour trouver une solution de logement pérenne à au moins sept élèves sans domicile fixe. Le 115 est saturé.... Lire la suite (Janvier 2017)