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Au bon vouloir du chef d’établissement - Supplément au n° 714 du 14 novembre 2011

AED  : un crédit de 200 heures formation à déduire du crédit d’heures annualisé des assistants d’éducation inscrits à une formation universitaire ou autre... oui, mais ceci reste « au bon vouloir du chef d’établissement ».

À lui de juger si l’AED en question peut bénéficier de la totalité de ce crédit ou de le revoir à la baisse.

À lui de juger si l’inscription à un concours de l’Éducation nationale ou de la Fonction publique peut être valable pour que l’AED ait le temps de préparer son examen en bénéficiant de ce fameux crédit. Rien ne va plus...les jeux sont faits !

D’un établissement à l’autre, l’AED aura les pires ou les meilleures conditions pour sa véritable insertion dans le monde du travail. Et si certains AED ne sont pas en formation ou ne sont pas en train de préparer un concours, il est aussi dans leur intérêt de pouvoir profiter de ces heures formation afin de les aider dans leur recherche car, après six ans de CDD en tant qu’AED, ils devront se réinsérer sur le marché du travail coûte que coûte !
Même droits garantis pour tous
Il devient donc impératif que ce droit soit établi pour tous les AED de tous les établissements et qu’on en finisse avec cette pénible formule « au bon vouloir du chef d’établissement » utilisée à tout bout de champ, et la plupart du temps pour faire croire aux collègues qu’il s’agit d’un cadeau.

Les AED ont des droits dont ils devraient tous pouvoir jouir, et ceci de façon égalitaire. C’est pourquoi nous invitons les élus du SNES en CA d’établissement à porter ce point lors des CA où seront votés les contrats des AED et de faire ajouter un avenant généralisant ces heures de formation.

Emilie IGLESIAS

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