US 734 du 14 septembre 2013

Allègement en histoire-géographie : une première victoire

Les programmes de Troisième et de Terminales ES et L sont réaménagés
dès cette année. Ce n’est pourtant qu’une première étape. Il faut aller vers
une remise à plat des programmes.

Fin août, les organisations syndicales sont
conviées au ministère afin
de discuter d’un projet d’allègements
des programmes
de Troisième
et de Terminales, qui
doit être présenté au
CSE du 19 septembre et
entrer en vigueur cette
année. Le changement
de ton est sensible lors de
cette audience : les problèmes
et la colère des professeurs
d’histoire-géographie ne sont
plus niés ou minorés. L’Inspection
générale évoque « le divorce ressenti
entre ceux d’en haut et ceux
d’en bas »
. Résultat de la
mobilisation menée
depuis des mois et du
succès de la pétition de l’intersyndicale,
mais aussi de la colère des
enseignants exprimée après les épreuves d’examen,
et dans des courriers à leurs IPR.

UN PEU TARD MAIS...

C’est une victoire car le réaménagement sur
un programme mis en oeuvre seulement une
année est une mesure exceptionnelle. Il doit
être complété par une lettre de cadrage émanant
de l’Inspection générale précisant clairement
les attendus aux examens et les consignes
de correction. Pour le SNES-FSU, il faut aller
plus loin et revoir aussi en partie les épreuves.

Certes la décision est tardive
au regard de nos alertes formulées
dès l’élaboration
des programmes et les atermoiements
du ministère
dans sa communication
avec les collègues, avertis
seulement après la prérentrée
(projet présenté
alors sur eduscol) au mépris
de leur travail de préparation,
sont regrettables.

S’ils ne font pas consensus,
ces réaménagements vont
permettre de desserrer
l’étau pour mieux travailler
les contenus et mener la
réflexion méthodologique
nécessaire pour
redonner du sens à notre
enseignement.

Pour le SNES-FSU, ce n’est qu’une
première étape et la remise à plat
des programmes est attendue avec
une implication de l’ensemble des
collègues dans la réflexion sur l’état de la discipline
et sur ses finalités. Cela demande une
réelle volonté politique d’associer les professionnels
à l’élaboration de leur outil de travail.

Le Conseil supérieur des programmes qui
se met en place devra donc créer le cadre
nécessaire à une véritable concertation sur les
contenus enseignés.

Alice Cardoso, contenu@snes.edu

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