Contributions aux congrès du Snes

2005 Contribution à la réflexion dans le cadre du congrès

THEME 1 - 1.2.2. le temps de travail de l’élève

Les derniers mandats de congrès ont exprimé la nécessité de former systématiquement TOUS les élèves à la recherche de documentation et d’information.

Or, aucun horaire n’est dédié à cet enseignement.

Il reste donc assujetti à des collaborations aléatoires entre professeurs de disciplines et professeurs documentalistes. Ces derniers ne peuvent donc organiser ni continuité, ni progression de ces apprentissages.

Les élèves sortent ainsi du collège en n’ayant pas ou que d’une façon parcellaire, travaillé la démarche de recherche, la typologie des documents, les modes d’accès aux documents et aux informations, l’interrogation d’une banque de données ou d’Internet, la compréhension des références et des sources, la rédaction d’une bibliographie, le repérage, le tri et la pertinence des informations... Ces apprentissages sont difficiles car ces savoirs et savoir-faire interviennent appliqués à des situations très différentes de recherche d’où la nécessité de l’intervention du professeur documentaliste pour veiller au réinvestissement nécessaire à leur acquisition.

On ne peut continuer à proclamer l’importance de la formation à l’information et refuser qu’un horaire lui soit attribué. Nous proposons donc que la grille horaire du collège ajoute, de la 6è à la 3è, 0,5 heure-élève et 1 heure-professeur dans une discipline au choix de l’équipe pédagogique afin de permettre des séances en demi-classe avec passage régulier au CDI. Les disciplines pourraient varier d’une classe ou d’un niveau à l’autre, la recherche documentaire pouvant s’effectuer dans toutes les disciplines. Les choix pourraient se faire sur la base du volontariat et des possibilités horaires, le tout étant d’aboutir à ce que tous les élèves bénéficient de ce module.

Il convient aussi de s’interroger sur le bilan des TPE en lycée. Trop d’élèves n’ont-ils pas été en difficultés pour définir une problématique, cerner un sujet de recherches, traiter et synthétiser la masse d’informations hétéroclites recueillies prioritairement sur Internet ? L’esprit critique, la notion de sources étaient ils présents dans les productions, les bibliographies et sitographies ?

Une poursuite de cette progression des apprentissages documentaires n’est elle pas nécessaire en seconde ? Uniquement dans le cadre de l’ECJS ? Ne faut il pas réfléchir à une intégration dans la grille horaire de seconde ?

Cette revendication suppose bien évidemment une augmentation significative des postes de professeurs documentalistes, l’institution d’un taux d’encadrement en documentation (un poste pour 12 classes). Notre congrès doit rappeler l’insuffisance des recrutements.

A l’heure où la loi d’orientation tente d’ôter aux élèves les plus en difficulté tous les enseignements qui leur permettraient de comprendre le monde et ce qu’ils font, il faut tout faire pour donner aux élèves les outils intellectuels de l’autonomie. La capacité à se documenter et à s’informer en est un, majeur.

Et pour terminer une politique documentaire d’établissement peut être un outil pour avancer sur ces problématiques et revendications mais son objectif prioritaire doit être celui de la formation des élèves à l’information documentation.

Le groupe documentation

Si vous souhaitez réagir à cette contribution qui a fait l’objet d’une diffusion interne, écrivez à documentalistes@snes.edu

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