Reims

2002 : Compte rendu du stage du 9 décembre à Reims

18 collègues étaient présents, 4 pour les Ardennes, 1 pour l’Aube, 1 pour la Haute-Marne et le reste pour la Marne. 5 travaillent dans un lycée, une dans un LEP et les autres dans des collèges.
Des problèmes de gestion des photocopieuses sont d’abord évoqués : il existe encore des établissements où la photocopieuse à l’usage des enseignants se trouve au CDI et où des collègues demandent au documentaliste de faire des photocopies ou envoient un élève parce qu’il a mal calculé le nombre nécessaire. Nous proposons de faire une charte d’utilisation du CDI, rappelant un certain nombre de règles. Quand un règlement du CDI existe, le faire approuver par le C.A. ou le faire intégrer dans le règlement intérieur.

Le débat tourne ensuite autour de l’ouverture pendant les récréations. Le chef d’établissement peut-il l’imposer ? Peut-il imposer un emploi du temps ? La réponse est oui, mais tout cela est négociable, si l’on peut justifier de ses priorités etc... Nous découvrons qu’un principal impose encore à une collègue 32 heures de présence... Parfois un rapport d’activité est présenté au C.A. Cela peut permettre de montrer à quel point le travail du documentaliste est complexe, important et stressant. Les parents d’élèves et certains enseignants connaissent peu la question.

On parle ensuite de la gestion des réseaux informatiques. La situation est variable d’un établissement à l’autre, cependant la plupart fonctionnent grâce aux emplois jeunes aides au TICE et leur départ progressif risque de provoquer de graves dysfonctionnements.

Au collège de Froncles (52), 160 élèves, la documentaliste a accepté de devenir gestionnaire d’un réseau de 26 postes. C’est faisable, parce qu’il y a des plages horaires où elle n’a aucun élève. Une autre collègue a refusé de l’être. Au lycée de Bazeilles un professeur a une HSA pour 40 postes. Il y a 200 ordinateurs. La création d’un poste spécifique a été demandée.

Il existe des enseignants détachés dans chaque département qui interviennent par bassins, mais leur nombre est insuffisant. Il s’agit du S.A.A. : service d’assistance informatique. Il en existe un au collège de Tinqueux, mais « on ne les voit jamais ». J. M. Barcelo pense que le recrutement de personnels informatiques est un boulevard ouvert pour le recrutement régional ou local. Il faudrait que la décision d’installer ou non certains logiciels reste aux enseignants, c’est une responsabilité pédagogique. Les collègues trouvent inadmissibles que les documentalistes administrateurs de réseau ne puissent pas percevoir d’H. S. ! Il y aurait dans les Ardennes des collègues qui seraient payés en plus. A suivre...

On parle ensuite des TPE : Au lycée Vauban à Givet, la documentaliste est intégrée du début jusqu’à l’évaluation à un TPE ; elle a été désignée par le proviseur pour faire partie du jury d’évaluation. Dans une autre classe par contre, les élèves et enseignants viennent sans prévenir. La collègue estime que les élèves qui ne passent pas par le CDI sont en échec : ils ne seront pas autonomes quand ils arriveront à l’université : ils seront incapables d’effectuer une recherche. Au lycée de Bazeilles, les profs ne demandent pas l’intervention de la documentaliste.

La question des IDD est abordée et donne lieu à un tour de table. Au collège de Fismes, un stage IDD a eu lieu l’an dernier dans l’établissement. Les personnes qui l’ont fait ne sont pas toujours celles qui ont en charge les IDD. 5 IDD plus un de soutien ont lieu le mardi et le jeudi après-midi. Il y a des problèmes d’utilisation du CDI et pour certaines classes des caisses de documents sont préparées. Les groupes sont trop grands : 25, 26 élèves. 4 postes au CDI et 12 en salle info., gérés par 2 profs et la documentaliste. Au collège de Tinqueux, il y a un seul poste élève avec BCDI. La documentaliste intervient sur 1 IDD du début à l’évaluation. Au collège de Vauban à Givet, la documentaliste intervient sur un IDD. Vauban est une cité scolaire avec CDI commun pour le collège et le lycée. Au collège Jean Macé de Charleville, il y a 4 IDD. Pour certains, la documentaliste assiste les élèves (groupes de 8 à 10) pour les recherches qui ont lieu au CDI. Pour d’autres IDD les élèves viennent faire les recherches en dehors des heures d’IDD. Au collège La Fontaine, il existe un seul poste avec BCDI. Un réseau va être mis en place et il y aura 4 postes élèves. La documentaliste fait la recherche pour les IDD au nombre de 4.Tous les groupes ne peuvent être accueillis ; des documents sont préparés. Au collège de Froncles, il y a 2 classes de 5e. La documentaliste intervient pour un IDD. Elle forme les élèves à la recherche sur BCDI et sur internet avec des fiches. Au collège de Montmirail, il n’y a pas d’IDD. Au collège de Bazancourt, il y a 6 groupes d’IDD pour 5 classes. La documentaliste travaille avec 4 (régulièrement avec deux). Au collège Joliot-Curie de Reims, l’initiation à la recherche pour les IDD a lieu en dehors des heures d’IDD. Le principal a imposé des heures d’étude dirigée à la documentaliste, au détriment des IDD. Au collège de Marigny le Chatel (Aube), 2 classes viennent en classe complète au CDI : 25 élèves. 1 vient en demi-classe , mais le rôle du documentaliste y est marginal. Pour la dernière, il n’intervient pas du tout.

Jean-Claude Durdux fait ensuite une intervention sur la situation, après la manifestation du 8 décembre et la suite à donner. Il y aura probablement une action fonction publique en janvier ou février 2003. Il fait le point sur la décentralisation. Une collègue se dit prête à toute action concernant les retraites une autre propose des mots d’ordre plus clairs ; en fait, elle pense, par exemple, que la notion de service public doit être reprécisée, car elle est devenue un cliché.
Le dernier point abordé est le B2I. Dans un certain nombre de collèges on a installé le logiciel d’évaluation, assez souvent au CDI. A Givet, tout le monde « fait le mort ». A Fismes, collège pilote sur 2 classes de 3e auparavant, on évalue les 6e et les 3e. Au moins 3 profs et la documentaliste pour chaque classe. A Bazancourt il y a eu ½ journée de formation. Une fiche doit être remplie à l’issue d’une recherche documentaire et le professeur concerné doit l’évaluer.

On évoque l’opportunité de s’adresser aux élus concernant la succession des emplois-jeunes, car les collègues sont très inquiets. Un documentaliste seul dans son CDI ne pourra pas faire face. Il est décidé d’attendre plus d’information sur les nouveaux assistants d’éducation qui doivent être recrutés. Une entrevue va être demandée au recteur pour signaler ce problème et insister sur la nécessité de créer des postes de documentalistes.

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