Quelques prises de positions du Snes et de la FSU

2001 Concours 3ème voie, US 552, septembre

Le ministère choisit d’abaisser les niveaux de recrutement tout en ne répondant pas aux inquiétudes des aides-éducateurs.

En décidant d’ouvrir les concours dits « de 3° voie » aux emplois jeunes de statut privé, en annonçant un groupe de travail sur la validation des acquis de l’expérience, en doublant le temps de formation, le gouvernement avait semblé vouloir prendre en compte les souhaits professionnels de nombreux aides-éducateurs et la réalité de la crise du recrutement dont les effets commencent à se faire sentir.

Mais « échéances électorales obligent », le ministère a choisi l’effet d’annonce et décide d’ouvrir, par redéploiement, des concours aux aides-éducateurs titulaires d’un bac + 2 et d’une ancienneté de quatre ans, ce pour une période dérogatoire de trois ans.

Cette décision est grave, elle est une très mauvaise réponse au vrai problème du devenir des emplois-jeunes. Le SNES ne peut accepter que le ministère, sous couvert d’une mesure < sociale », abaisse le niveau de recrutement des enseignants, alors même que, dans le second degré, notre exigence est qu’il soit porté à la maîtrise.

Cette décision est aussi un leurre pour des milliers d’aides-éducateurs, eu égard au faible nombre de postes offert (au maximum 10% de l’ensemble des concours, agrégation exclue), à la difficulté des concours, pour lesquels ils ne seront pas préparés et à la « concurrence » d’aides-éducateurs licenciés... la désillusion pourrait être cruelle et nous avons mis en garde le ministère à ce propos.

Le SNES défend pour les aides-éducateurs des modalités diversifiées d’accès à la fonction publique, en prenant en compte la validation des acquis. Il demande pour tous les aides-éducateurs, la mise en application de la VAE Il a défendu la création de cycles préparatoires (comme il en existait il y a quelques années...) permettant à des aides-éducateurs de préparer les diplômes et les concours dans les conditions les plus satisfaisantes.

Le SNES souhaite également que s’engage une réflexion ministérielle sur les nouveaux métiers pouvant être créés dans l’Éducation nationale. La crise du recrutement, le devenir des aides-éducateurs, méritent une réflexion et des réponses à la hauteur des enjeux. En bradant les niveaux de recrutement, en refusant de s’engager dans une politique ambitieuse d’emploi public, le gouvernement ne prend pas la bonne voie.

Elizabeth Labaye

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