Années 1990-1999

1999 : Action nationale aucune réponse

Plus d’une centaine de documentalistes se sont rendus au ministère le 12 mai. Treize académies étaient représentées pour remettre les 1700 premières signatures de notre pétition nationale.

Elles témoignent du profond mécontentement des enseignants documentalistes mais aussi de leur volonté de voir leur qualification enfin reconnue par le ministère. A l’issue d’une assemblée générale, une délégation de cinq collègues a été reçue avec Denis Paget à la direction de l’enseignement scolaire. Nous avons immédiatement fait le constat que nos deux interlocuteurs n’avaient aucun pouvoir de décision et qu’ils ignoraient tout du dossier des documentalistes et des C.d.i. Ils n’avaient même pas eu connaissance de nos courriers du 26.1.99 à leur propre direction et du 17.2.99 à la direction des personnels enseignants, courriers restés sans réponse !

Nous avons protesté contre cette attitude méprisante du ministère et exigé qu’il soit répondu sans délai à ces demandes d’audience.

Notre délégation a dénoncé le refus du ministère d’engager la moindre discussion sur le métier d’enseignant documentaliste, alors même que toutes les réformes et tous les discours mettent l’accent sur le traitement de l’information, la lecture, la recherche documentaire, le travail autonome an C.d.i. Nous avons alerté nos interlocuteurs sur le déficit catastrophique en documentalistes, déficit qui risque de s’aggraver à cause de l’insuffisance des recrutements : 120 postes au C.a.p.e.s. externe pour 2 786 inscrits.

Le S.n.e.s, a insisté sur les attentes croissantes des élèves et des enseignants en direction des C.d.i mais aussi sur sa conception de leur mission de formation. Cela suppose des enseignants documentalistes beaucoup plus nombreux et la fin des abus constatés (le recours massif à des non-documentalistes). Denis Paget a réaffirmé l’opposition catégorique du S.n.e.s.à l’ouverture en responsabilité des C.d.i. par les emplois-jeunes.

L’assemblée générale a montré que l’on ne pouvait non plus accepter que les emplois jeunes se substituent aux assistants ou secrétaires que nous demandons par ailleurs. Nous avons rappelé tous les contentieux catégoriels et exigé que ces dossiers soient enfin étudiés.

Plusieurs collègues ont dénoncé les difficultés des mutations à cause de l’insuffisance des créations de postes, de l’aberration de la politique des demi postes et de l’arbitraire de certains recteurs.
Il est évident que le ministère pratique cyniquement la politique du dialogue de sourds. Il ne doit pourtant se faire aucune illusion. Continuez à nous faire parvenir vos pétitions. Nous devons lui montrer notre détermination à défendre et promouvoir notre métier.

Danièle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer

Us n° 496 du 22 mai 1999

Autres articles de la rubrique Années 1990-1999

  • 1990 : Active rentrée
    Plusieurs centaines d’A.e documentalistes sont aujourd’hui titulaires certifiés, d’autres le seront à compter du 1/9/90, d’autres encore ont subi avec succès les épreuves du Capes documentation. Sans... Lire la suite (Avril 2004)
  • 1995 : Faire créer les postes
    Dans deux réponses faites en mai dernier à des parlementaires, le ministre affirme qu’un effort budgétaire considérable (sic !) a permis la création de 220 emplois de documentalistes pour la rentrée... Lire la suite (Avril 2004)
  • 1994 : le ministre propose...
    1994 : le ministre propose... Dans tous les collèges : 1 CDI et 1 documentaliste d’ici trois ans. Cette mesure devrait mettre un terme à l’implantation massive et inacceptable de demi postes et... Lire la suite (Avril 2004)
  • 1996 : Dialogue de sourds
    Nous avions fait poser à un parlementaire une question écrite sur la situation des postes de documentalistes. La réponse vient de nous parvenir (J.o du 15/4/96). 396 collèges n’ont toujours pas de... Lire la suite (Avril 2004)
  • 1995 : zéro poste ou la mort prématurée de la proposition 50 du nouveau contrat pour l’école
    Le budget 1995 ne prévoit aucune création de poste de documentaliste (mais 55 pour le privé ! ). Le projet de loi de programmation chiffre ces créations de postes à 130 (public et privé), ce qui est... Lire la suite (Avril 2004)