Années 1990-1999

1993 : résultats de l’enquête « l’après Capes »

A tous les collègues documentalistes qui ont répondu à l’enquête sur l’après Capes (Us 4 pages du 2/10/92) merci !

La synthèse s’est faite un peu attendre mais la richesse de vos réponses (84 lettres pour la plupart de plusieurs pages) en fut la bonne cause.

Si des préoccupations communes se sont vite dégagées (les unes, anciennes : postes, collaboration prof-doc, les autres, nouvelles, concernant les services et les agents techniques), le but du questionnaire, et vos réponses nous y ont incités, était de pousser plus loin l’analyse des conséquences de l’évolution de notre métier sur les conditions de travail et les revendications à formuler.

Le dépouillement a concerné vos 84 lettres, dont 2 collectives, et 4 motions de congrès académiques préparatoires à notre congrès de Bourg en Bresse. Parmi les 84 réponses, 43 émanent de collègues exerçant en collège, 28 de collègues de lycée, les autres étant indéterminées.

Vos avis par ordre d’importance de vos réponses :

Evolution pédagogique du métier :

- souhaitée très majoritairement ;

- rejet des cours de documentation ou de méthodologie, à fortiori ceux imposés par l’administration ;

- demande très forte de concertation avec les enseignants de discipline pour mener des activités de recherche ;

- si la préparation des activités documentaires est souvent évoquée, la nécessité d’une progression des acquisitions et leur évaluation reste marginale ;

- la diversité de nos missions est réaffirmée : enseignant certes, mais aussi gestionnaire d’un centre multimédias, en charge de l’information, de l’ouverture culturelle et de la promotion de la lecture ;

Postes :

- la demande qui revient le plus est celle du 2d poste pour rendre possible l’intervention pédagogique, les taches extérieures et l’ouverture maximale du C.D.I. ;

- puis celle du calcul des postes en fonction du nombre d’élèves : en moyenne 1 poste pour 400.

- condamnation des demi postes ;

- concernant les C.e.s., il y a rejet du recours à cette formule : concurrence avec les postes de documentalistes, exploitation, sous qualification ;

- par contre, l’aide matérielle apportée devrait faire l’objet de créations d’emplois d’agents techniques, jugés majoritairement indispensables ;

SERVICES :

- revendication quasi unanime d’une réduction d’horaires pour tenir compte des taches pédagogiques ;

- préférence d’un horaire globalisé (27 h = 18 x 1,5) plutôt qu’un pointage des séquences pédagogiques dans l’emploi du temps, qui constituerait un risque d’atteinte à la liberté pédagogique.

FORMATION :

- très souvent évoquée pour en regretter l’insuffisance tant initiale (I .u.f.m.) que continue, des documentalistes et des enseignants de discipline, voire des autres partenaires (C.p.e., chefs d’établissement, gestionnaires) concernant l’intégration de la pédagogie documentaire et des nouvelles technologies ;

Ont été également formulées les demandes suivantes :

- attribution à taux plein de l’indemnité de sujétions particulières ;

- création d’une agrégation ;

- aide pour le développement de l’informatisation et des technologies nouvelles ;

- inspection spécialisée ;

- paiement des heures supplémentaires ;

Pour ce qui est du nom à nous attribuer, une lettre collective propose professeur documentaliste plutôt que professeur de documentation pour mettre en évidence à la fois le statut d’enseignant et la fonction, plutôt que la discipline.

Des questions restent en débat sur les conditions de la mise en place, parmi toutes les autres taches, de la formation des élèves, sur ses contenus et les actions à mener pour la prise en compte des interventions pédagogiques dans le service des enseignants documentalistes, sur l’articulation C.d.i. et vie scolaire.

Le lundi 17 mai nous avons rencontré l’I.g. vie scolaire sur toutes ces questions en insistant notamment sur une meilleure intégration de la pédagogie documentaire, le respect de la liberté pédagogique des documentalistes pour la réalisation des séquences en collaboration avec les enseignants.

Nous avons également dénoncé les perspectives catastrophiques du mouvement 1993 : le S.n.e.s. a saisi le ministère de la gravité de la situation et vous tiendra au courant de son évolution.

Danielle Courtoux

Us n° 314 du 5 juin 1993

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